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Libreville abrite la 3ème conférence interministérielle sur la santé et l’environnement

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- L’OMS et l’ONU Environnement, en partenariat avec les Ministères de la Santé et de l’Environnement du Gabon organisent à Libreville, depuis ce matin, la 3ème conférence interministérielle sur la santé et l’environnement.

Organisé 10 ans après la Déclaration de Libreville sur la Santé et l’Environnement en Afrique qui, réaffirmait l’engagement des Ministres Africains de ces deux secteurs à mettre en œuvre toutes les déclarations et conventions internationales sur les liens entre la santé et l’environnement, la rencontre de Libreville permettra aux experts de réfléchir sur « les impacts négatifs sur la santé, trouver le financement qu’il faut pour élargir cette action.»  a précisé le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale Afrique de l’OMS.

Préoccupé depuis 2008 par le fait que, plus de 23 % des décès en Afrique, soit plus de 2,4 millions de décès par an, sont imputables à des facteurs de risque évitables liés à la détérioration de l’environnement, avec des effets particuliers sur les couches les plus pauvres et les plus vulnérables, « les Nations Unies  accompagne  ce processus et sont désormais déterminées à faire connaître les progrès accomplis au sein des pays et présenter les projets exemplaires qui ont permis de relever les défis aussi bien nouveaux que persistants dans les domaines de la santé et de l’environnement. », a indiqué le Dr Juliette Biao Koudenoukpo, Directrice régionale Afrique du PNUE  », le programme des nations unies joue un rôle avant-gardiste en ce qui concerne le plan d’action conjoint santé environnement, dans le secteur privé.

Comme il y a dix ans, les centaines de délégués venus de plusieurs pays reconnaissent que l’accès inadéquat à l’eau potable, le manque d’assainissement, la pollution de l’air, les maladies transmises par les vecteurs, la mauvaise gestion des produits chimiques et des déchets, y compris les nouvelles substances toxiques, la désertification, les risques industriels et domestiques, les catastrophes naturelles, sont des contraintes dans l’accélération de la mise en œuvre des stratégies intégrées de prévention des problèmes et menaces sur la santé publique résultant de facteurs de risque environnementaux.

« Malheureusement, pour des millions d’Africains, l’environnement peut les rendre malades et même les tuer », a souligné à cette occasion la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Matshidiso Moeti, notant qu’avec le changement climatique, il est fort probable que la situation s’empire. « De l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons, en passant par les lieux où nous vivons et travaillons, l’environnement est intimement lié à notre santé », a-t-elle ajoutée.

D’après le bureau national de l’OMS de Libreville, cette conférence vise à stimuler les politiques et les investissements relatifs aux liens entre les secteurs de la santé et de l’environnement, à convenir d’un plan d’action stratégique dans ces deux secteurs, et à identifier les nouvelles menaces dans le contexte de la sécurité sanitaire mondiale. Ces nouvelles menaces environnementales apparues il y a peu pour certaines, portent sur les changements climatiques et l’urbanisation rapide et non planifiée des villes du continent.

Face aux conséquences désastreuses de cette situation, les organisateurs préconisent de construire une approche intégrée de la santé et de l’environnement en Afrique, question d’inverser la tendance actuelle qui, selon les études de l’OMS, révèle que 23 % des décès des bébés nés prématurément, sont attribuables à des causes environnementales.

Car, en plus des problèmes d’accès à l’eau potable, d’assainissement inadéquat et d’infrastructures médiocres que vit le continent, il doit encore affronter les inondations et les odeurs qui émanent des caniveaux mal curés et des égouts insalubres.

Pendant la réunion des experts prévue les 6 et 7 novembre, il sera examiné les progrès réalisés et les défis qui empêchent la mise à l’échelle des initiatives réussies.

10 ans après la Déclaration de Libreville qui fut adoptée par les  ministres africains de la Santé et de l’Environnement, ce sera aussi l’occasion de faire le bilan et les projections sur la mise en œuvre des mesures visant à stimuler les synergies entre les secteurs de la santé et de l’environnement.

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