DETTE INTÉRIEURE : RÉTRO-COMMISSION, TRAVAUX FICTIFS, L’OPÉRATION SCORPION VEUT VOIR CLAIRE

Souhaité par la confédération patronale gabonaise ( CPG) depuis 2017, le club de Libreville a vu le jour le 13 février 2018. Sa mise en place visait à créer un mécanisme d’apurement de la dette intérieure. Sous la supervision de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga, 200 milliards seront débloqués au profit de 160 créanciers de l’Etat.

Le 31 mai 2019, alors ministre de l’Économie, Jean Marie Ogandaga, annonce que sur les 200 milliards débloqués certaines entreprises auraient été payées, 2 fois, voir 3 fois. Ces révélations scandaleuses avaient dans le même temps incité le ministre a lancé un audit confié au cabinet PricewaterhouseCoopers. Ogandaga sera débarqué de son poste, quelques conseils des ministres plus tard sans que l’opinion n’ait connaissance des résultats de l’audit.

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Le 10 janvier 2020, alors qu’il a été renommé au poste de ministre de l’Économie, Jean Marie Ogandaga annonçait la reprise du mécanisme d’apurement de la dette intérieure, en précisant qu’il existait des dettes fictives que l’ Etat gabonais continuait à rembourser.

« Le constat est clair, il y a des dettes réelles, mais aussi celles qui n’existent que parce qu’un contrat a été signé. Or, la dette signifie qu’un travail a été réalisé. Le Code des Marchés dit que l’Etat paie après service fait. Mais la plupart du temps, nous voyons de la dette sans contrepartie. L’Etat ne paiera que la dette avérée.

Dans ce cas, pourquoi rembourser des entreprises dont les travaux ne sont pas visibles ? Qui sont les entreprises qui ont perçu 2, voir 3 paiements pour la même prestation comme le ministre de l’Économie le stipulait en mai 2019. Ces réponses, c’est l’opération de lutte anti-corruption actuellement en cours qui sans doute les apporte à l’opinion et surtout à la justice.  

En effet, d’après les informations de notre confère La lettre du continent, certains bénéficiaires des remboursements anticipés du Club de Libreville reversaient une partie de leurs paiements dans un compte spécial. Compte, qui, selon la Lettre du continent, était supervisé par l’ancien directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga aujourd’hui en détention.

Plusieurs centaines de millions de rétro-commissions auraient donc été perçues sur le paiement de plusieurs prestations fictives. Un méli-mélo indigne d’une administration dotée d’outils de contrôle de l’exécution budgétaire.

Gageons que l’opération scorpion saura faire parler et dévoiler ce qui semble être un énième scandale financier aux dépens du peuple gabonais.

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