Eléphants : La chasse continue …

Eléphants : La chasse continue …

Des articles sur la chasse des éléphants, pour le trafic de l’ivoire, remplissent de jours en jours les pages des faits divers. La mise en place en 2011 d’une unité militaire de 240 hommes pour sécuriser les parcs nationaux, n’a pas permis de stopper le phénomène . 

Massacre à la Kalachnikov ! La une du quotidien L’Union de ce vendredi n’en est pas loin. Il relate l’existence d’un véritable réseau de trafic d’arme de guerre entre le Congo et le Gabon à des fins de trafic d’ivoire.

Intégralement protégés depuis mars 2011, l’éléphant de forêt n’a cependant pas cessé d’être chassé pour la qualité de son ivoire légèrement rosé, de meilleure qualité que celui de l’éléphant des savanes. Une seule défense se négocie actuellement 30 000 euros, soit près de 20 millions de francs CFA au marché noir.

Du coup, les braconniers sont de plus en plus nombreux à écumer les forêts du Gabon. Ils sont Gabonais, Ouest-africains, Chinois etc. et toujours plus prompt à semer la mort des pachydermes, de plus en plus menacés de disparition si des mesures durables ne sont pas prises.

La découverte, début avril 2011, d’une trentaine de carcasses de pachydermes lors d’un survol du parc national de Wonga Wongué, à 100 km au sud de Libreville avait obligé le président Ali Bongo Ondimba à créer la « La Brigade de la jungle ». Une unité d’élite de 240 hommes voués à traquer les braconniers.

Huit ans plus tard, cette unité se trouve malheureusement impuissante car en sous-effectif, par rapport à la superficie à sécuriser, et sous équipée par rapport aux trafiquants.

Avec l’intensification de la chasse à l’éléphant, le temps est peut être venu de mener une véritable guerre contre ses bandits armés qui vont peut-être menacer à l’avenir la sécurité nationale. 

Il faut donc les effectifs de la Brigade de la jungle. Avec un budget pour sa défense estimé par leGlobal Firepower2018à 43 milliards de francs CFA, l’armée qui comptabiliserait 4 850 militaires actifs, et possèderait 15 avions de transport, 16 hélicoptères dispose de moyens pour contrer, sur l’ensemble du territoire, les trafiquants d’ivoire.   

Certes, d’importants moyens sont déjà mis dans la gestion du conflit homme-faune, avec la construction des barrières électriques, pour protéger les cultures agricoles des éléphants. Mais le gouvernement, qui veut développer le tourisme, via l’écotourisme, ne devrait pas se priver de redéployer une partie de la troupe. Cette mise en activité notamment dans les parcs et les frontières n’éloignerait pas les militaires de leur fonction première, qui celle de la protection et la sécurisation du territoire.

Marianne Iwany

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