GABON-PETROLE : LE FRANÇAIS TOTAL N’EST PAS SUR LE POINT DE QUITTER LE PAYS

Contrairement à ce qu’a affirmé notre confrère Jeune Afrique dans un article, le secteur pétrolier, le major français TOTAL GABON n’est pas sur le point de quitter le Gabon, au contraire les « cessions d’actifs visent à assurer la viabilité des opérations sur le long terme » Une résilience du secteur pétrolier obligée par la covid-19

Reçu en audience le 12 novembre 2020 par Vincent de Paul Massassa, le ministre gabonais du Pétrole, Nicolas Terraz, le Président du Conseil d’administration de TOTAL GABON s’est voulu rassurant comme l’a déclaré le ministre Massassa sur le réseau social Twitter: «  Le PCA de #TotalGabon m’a rassuré quant à l’engagement de l’opérateur pétrolier français à rester dans notre pays. Les cessions d’actifs visent à assurer la viabilité des opérations sur le long terme. Et les préoccupations des salariés seront prises en compte. » 

L’impact du Covid-19 sur le secteur pétrolier est une réalité qu’on ne saurait pas imputer n’en déplaise à nos confrères de Jeune Afrique au seul Gabon. De même que les engagements du Gabon auprès de l’organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale ( CEMAC) ne sauraient être analysés sous le seul prisme d’un article commandé.

L’effondrement de la demande mondiale en pétrole a eu un impact considérable sur l’économie mondiale en particulier sur celle du Gabon qui dépend encore en majorité des revenus pétroliers. Le Gabon, produit un peu plus de 220 000 barils par jour et l’or noir représente près de 80 % des entrées en devises du pays et environ 40 % du PIB. Un rôle central dans l’économie qui justifie les différents réajustements observés dans l’industrie pétrolière qui s’adapte pour durer. 

Par ailleurs, les conséquences exogènes du repli de la demande et des cours du pétrole illustrent la nécessité du pays de diversifier son économie et justifie les décisions audacieuses des autorités gabonaises notamment dans le secteur du bois où depuis 10 ans la transformation de la matière première à créée plus de 30 000 emplois. Une volonté de diversification critiquée en son temps sur demande par certains médias « panafricains ». 

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