OPINION :A QUI PROFITE LE RETRAIT DES TROUPES GABONAISES EN RCA ?

En 2013, alors que 15 soldats français sont accusés d’avoir obtenu des fellations et d’avoir uriné dans la bouche d’enfants mineurs en République centrafricaine, le contingent français de l’opération Sankaris n’avait pas été prié par l’ONU de plier bagages, au contraire, malgré la multitude de témoignages avérés des jeunes victimes soutenues par des ONG de renoms, les soldats incriminés, avaient été relaxé par la justice française qui avait conclue à un non-lieu.

Alors la question du retrait précipité des troupes Gabonaises en RCA après des accusations d’abus sexuels interroge une partie de l’opinion qui ne se nourrit pas de la détestation chronique du Gabon par certains «  leaders ». 

Depuis 25 ans, 450 soldats gabonais sont engagés en RCA pour maintenir la paix et la stabilité des institutions centrafricaines, parfois au péril de leurs vies et bien avant la présence des nations unies. La compétence des troupes gabonaises et leur grand professionnalisme a toujours été salué par tous les partenaires notamment par l’Organisation des nations unies elle-même.

Depuis 2016, les accusations d’abus sexuels contre les différents contingents engagés en RCA n’ont jamais conduit aux retrait d’un quelconque pays. Dans le cas où elles sont avérés, elles doivent être condamnés sans équivoques. Et elles auraient été par les autorités gabonaises dont le pays n’a de leçon à recevoir de personne en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.

Les accusations d’abus sexuels dont il est question concernaient-elles tout les 450 soldats gabonais ? Pourquoi ainsi donc jeter l’opprobre sur tout un pays qui a fait plus que n’importe quel autre, sans contrepartie aucune pour le peuple et des les institutions centrafricaines ?

N’en déplaisent aux charognards et adeptes du Gabon Bashing, l’institution militaire gabonaise, engagée depuis 25 ans en RCA méritait mieux comme traitement de la part de l’ONU. Et ce retrait cache bien plus qu’une banale affaire de moeurs.

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