OUVERTURE DES LIEUX DE CULTE SANS PROTOCOLE SANITAIRES : QUE RISQUENT LES AUTEURS ?

En février 2020, l’Église évangélique alsacienne de Mulhouse en France organisait une cérémonie de prière, 2500 personnes étaient réunies en un seul lieu, elle seront toutes testées positives à la Covid-19. L’Église évangélique alsacienne devient alors le premier grand foyer de contamination de coronavirus en France qui a causé à ce jour la mort de 33 623 personnes. Le remake semble vouloir se jouer au Gabon.

Ce rassemblement comme plusieurs autres religieux et sportifs avaient été fortement critiqué en ce qu’ils constituaient pour certains : une mise en danger de la vie d’autrui. Un délit punit par les articles 223-1, et 223-2 du code pénal français. Plusieurs parents de survivants ont longtemps envisagé de poursuivre les auteurs de ce rassemblement. 

Au Gabon, plusieurs leaders religieux auraient décidé de la réouverture unilatérale des lieux de cultes nonobstant le protocole sanitaire initié par les autorités publiques et sanitaires. On assiste depuis plusieurs jours à une volée de bois vert d’une partie de l’épiscopat national contre le Ministre de l’Intérieur.

Si la pratique religieuse est basée sur un calendrier à respecter scrupuleusement, cette dernière du moins ses leaders ne sauraient se soustraire de leurs responsabilités dans ce qui pourraient arriver dans la mesure où ils sont avertis des risques encourus par la violation des mesures barrières dans leurs églises et mosquées.

En effet, l’article 249-1 du code Pénal gabonais prévoit que «  Quiconque expose directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entrainer des mutilations ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus tard et d’une amende de 5 000 000 francs au plus. » Avant de poursuivre 
« Les personnes morales déclarées responsables pénalement dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus sont punies d’une amende de 30 000 000 de francs au plus outre les peines complémentaires prévues à l’article 26 du présent code. »
Des risques que semblent prêt à courir certains leaders religieux qui refusent toute forme de dialogue, motivés par une certaine opinion publique  et par la convergence des luttes. 


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