PIZOLUB : « IL FAUT STOPPER MAVIOGA AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD. »

C’est le cri du cœur de plusieurs salariés de Pizolub dans une lettre ouverte qui circule sur Whatsapp. Victimes selon eux des fautes de gestion énormes de leur administrateur directeur général ces derniers qui cumulent plusieurs mois d’impayés de salaires (on parle de 7 mois.) veulent « stopper » Guy Christian Mavioga avant la faillite de cet outil stratégique.

La nomination de Guy Christian Mavioga avait suscité fous rires et indignations dans l’industrie pétrolière Gabonaise. En effet, plus connu en tant qu’homme politique et compagnon de la prophétesse Claudine Ayo ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2009, le Président du Bloc Démocratique Chretien n’a jamais eu la réputation d’être un capitaine d’industrie.

Ses premiers faits d’armes selon les salariés en colère sont d’avoir fait de son épouse la prophétesse Claudine Ayo la directrice financière de Pizolub, d’avoir recruté son fils au poste de chargé d’étude ressources humaines et d’avoir fait de l’entreprise une des grandes pourvoyeuses d’emplois de l’église propriété de son épouse.

Les salariés de Pizolub reprochent aussi à Guy Christian Mavioga d’avoir déserté le siège social de l’entreprise de Port-Gentil depuis le mois de juillet 2020. « Il faut stopper Guy Christian Mavioga. Il est honteux de voir celui qui avait déclaré le jour de son installation vouloir faire de Pizolub une grande entreprise s’enfuir quand le bateau coule par sa médiocrité. » 


Selon le message distribué sur les réseaux sociaux, le bilan de Guy Christian Mavioga laisse songeur : absence de dialogue social dans l’entreprise, défaut de paiement de salaire, détournement des cotisations sociales, abus de bien sociaux, etc. Sans le soutien de l’Etat, l’entreprise serait en cessation de paiement. 

Pourtant, pour les autorités gabonaises, il faut sauver Pizolub «  Pizolub est un outil stratégique pour lequel nous ne pouvons pas nous permettre de voir sombrer. Nous sommes donc tenus de trouver les éléments de réponse aux maux qui minent Pizolub » avait d’ailleurs déclaré Vincent de Paul Massassa, le ministre du Pétrole lors d’une audience qu’il accordait à Guy Christian Mavioga le 5 août dernier avant de faire les saisir les comptes de l’entreprise quelques jours plus tard. 

Pour les salariés auteurs de ce brûlot les « éléments de réponse » passent par le départ du Président du Bloc Démocrate de la tête de leur boite.




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