PRÉSIDENTIELLES 2020 : LA CÔTE D’IVOIRE S’EMBRASERA T-ELLE À NOUVEAU ?

C’est une bataille de succession pour le trône qui a commencé depuis des années en Côte d’Ivoire. Émiettant ainsi l’héritage du « vieux » Félix Houphouët-Boigny qui avait fait de la paix et du dialogue ses chevaux de bataille. Quelques années plus tard, la Côte d’Ivoire a un tout autre visage, décimé par des affrontements et des luttes intestines pour accéder au fauteuil présidentiel, ou encore pour le préserver. Nous avons en mémoire la crise politique Ivoirienne entre 2010 et 2011 qui avait fait plus de 3.000 morts.

Vous avez dit leçon de démocratie !

Le 5 mars 2020 à Yamoussoukro, devant les parlementaires ivoiriens réunis en congrès, le président de la République de Côte d’Ivoire, prenait la décision historique de ne pas briguer un troisième mandant. « Je voudrais annoncer solennellement, que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération », écrit le Président Alassane Dramane Ouattara sur son compte Twitter, repris par différents médias internationaux.

Cette décision qualifiée de « leçon de démocratie » par les observateurs de la vie politique Ivoirienne et bien au-delà, n’a pas fait long feu. Le 6 août dernier, lors de son traditionnel discours à la nation,  le chef de l’État ivoirien a officialisé son intention de briguer un troisième mandat. Quelques semaines après la mort du Premier ministre Amadou GON Coulibaly qu’il avait désigné comme successeur. Ne pouvait-il pas désigner un nouveau successeur ? s’interroge l’opinion publique.

Cette volte-face du président Alassane Ouattara, a provoqué des manifestations meurtrières et interroge davantage sur la teneur du scrutin présidentiel ivoirien du 31 octobre.

Une opposition déterminée : l’heure des alliances

Principales figures de Proue de l’opposition et certainement les plus influentes sur la scène politique ivoirienne, Guillaume Soro et Alassane Ouattara, ont vu leurs candidatures à la présidentielle rejetées par le Conseil constitutionnel. Cette tentative d’ « exécution politique » a une fois de plus provoqué de vives réactions chez les partisans des deux candidats et pose de profondes interrogations quant à la possibilité d’un scrutin pacifique et apaisé.

L’alliance des opposants au président Ouattara prend forme au fil des jours. Le trio Soro-Bédié-Afi s’est formé pour l’empêcher de briguer un troisième mandat. Un quatuor avec Laurent Gbagbo sera formera t-il ? « Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre : la désobéissance civile », a déclaré Henri Konan Bédié lors du meeting organisé le 20 septembre au siège du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Quid de l’avenir de Côte d’Ivoire !

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