RAYMOND NDONG SIMA DÉNONCE LA DÉMOLITION DE L’ÉCOLE MUNICIPALE DU 5e ARRONDISSEMENT DE LIBREVILLE

Suite à la destruction d’une école municipale d’utilité publique dans le 5e arrondissement de Libreville, l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima s’est interrogé sur les réelles motivations d’un tel acte qu’il qualifie « d’inacceptable » et de « malsain ». Selon lui, quelle était l’urgence qui ne pouvait souffrir de différer de six mois, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année scolaire, la récupération de ce bien au lieu de jeter à la rue la jeunesse de familles manifestement vulnérables ?

L’opinion apprenait avec stupéfaction la démolition de l’école municipale de Lalala dans le 5e arrondissement de Libreville le 30 décembre 2020. Un acte qui a même fallu la molestation par les forces de l’ordre du maire Chadim Moukarim qui voulait s’opposer à destruction.

Une situation qui a conduit l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima à pousser son « coup gueule ». « La situation n’est pas acceptable. Elle est profondément malsaine », a-t-il lancé. Et d’ajouter « quelle était l’urgence qui ne pouvait souffrir de différer de six mois, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année scolaire, la récupération de ce bien ? Quelle opération entre la construction de cette école municipale et la cession de ce terrain est antérieure à l’autre ? Depuis quand ce terrain a-t-il été cédé à cet investisseur ? Puisqu’une école a été construite sur ce terrain, pourquoi ce dernier n’a pas fait l’objet d’un décret d’utilité publique ouvrant droit à un dédommagement de son propriétaire? Et les élèves concernés où vont-ils désormais ? », autant d’interrogations posées par l’ancien PM.

Selon certaines sources, le propriétaire des lieux faisait exécuter une décision de justice relative à l’expulsion de la mairie de Libreville et de tout occupant de la parcelle 79 section D8 du plan cadastral de Libreville et de la destruction des constructions érigées sur cette parcelle.

Toutefois, pour Raymond Ndong Sima ce droit de propriété, poussé à son paroxysme, finit par heurter la conscience citoyenne. « Lorsqu’un investisseur donne à ce droit une valeur si grande qu’il en vient à jeter à la rue la jeunesse de familles manifestement vulnérables, on peut et on doit se poser beaucoup de questions.  Ce dossier est, en lui-même, choquant. Ce qui l’est encore plus, c’est cette indifférence qui a suivi les dénonciations du jour des faits. Nos cœurs se sont à ce point endurcis que ce dossier est en train de rejoindre le tiroir de la fatalité gabonaise : on va encore faire comment. Avons-nous totalement perdu notre humanité ? », a-t-il conclu

Raïssa Moubecka

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