SOCIÉTÉ : 47 MILLIARDS DE BUDGET MAIS ZERO PHOTOCOPIEUR À L’INSPECTION DU TRAVAIL

En 2020 le ministère du Travail aurait bénéficié d’une enveloppe de 47 188 657 179 milliards dont 39 milliards réservés à l’investissement. Malgré ces sommes astronomiques l’inspection spéciale chargée du secteur pétrolier et l’inspection du Travail deux des organismes spécialisés les plus importants de ce ministère ne disposent pas d’un télécopieur ou d’un système de télécopie grand public.

«  A l’inspection du Travail, quand tu dois récupérer un document,  on te le remet sur une clef usb, tu vas au cyber en face, tu imprimes, puis tu reviens le faire signer, ensuite tu retournes au cyber faire une copie pour l’accusé de réception »  C’est le parcours du combattant de tous les usagers du service public qui se risquent à solliciter les prestations de l’Inspection spéciale chargée du secteur pétrolier «  Et ça dure depuis plus de 15 ans à STFO »  rajoute notre interlocuteur.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, un rares bénéficiaire de cette gymnastique est le gérant du Cybercafé situé non loin des locaux de l’Inspection du Travail. Ce dernier est devenu au fil des années un véritable expert de la reprographie à la tête d’un business florissant qui ferait pâlir d’envie Gabon Mecca. 

Ce système qui met en échec le discours sur la modernisation de l’Etat du Ministère de la Fonction publique soulève  aussi plusieurs questions. Comment garantir l’intégrité des données confidentielles quand des clés USB font des allers-retours entre le Cyber et le Bureau de l’inspecteur du Travail ?  Si le volume des photos est si important qu’il ne peut pas être supporté dans les charges de fonctionnement de l’inspection, pourquoi ne pas faire installer un système de reprographie grand public moyennant un franc symbolique ?

Plus loin, alors que la digitalisation est sur toutes les langues pourquoi ne pas favoriser des signatures électroniques afin de réduire le «  tout papier »   Le budget de fonctionnement du Ministère du Travail permet d’envisager plusieurs possibilités.

La mise en oeuvre de l’un de ces systèmes aura le mérite de mettre fin à ce ballet incessant et gênant pour la grande administration publique gabonaise 

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