Société: la SEEG a augmenté le prix de l’eau potable toute l’année 2018

Selon une note de la direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale (DGEPF), publiée ce mois de mai 2019, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), a augmenté de 6,4 % le prix de l’eau potable en 2018. L’eau de la SEEG vendue à un prix moyen de 383 francs CFA, a permis à cette société d’améliorer son chiffre d’affaires de 5 %.

Les dépenses liées à la consommation de l’eau de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), ont été poussées à la hausse dans la plupart des ménages et des entreprises toute l’année 2018.
Selon la note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale (DGEPF), en 2018, la SEEG n’a pas cessé d’augmenter chaque trimestre le prix du mètre cube d’eau. Il s’est agit de 376,8 francs CFA (au premier trimestre), 381 francs CFA (au second trimestre), 384 francs CFA (au troisième trimestre), et 389,5 francs CFA (fin décembre au quatrième trimestre de 2018). Ce qui a donné en 2018, un prix moyen de 383 francs CFA. Or en 2017, ce prix moyen s’était établi à 360 francs CFA.

Cette augmentation s’explique mal aux yeux des consommateurs dans la mesure où la production en eau a baissé de 0,2 % et que plusieurs zones de Libreville restent privées d’eau. « La production nette de l’eau potable a baissé de 0,2%, s’établissant à 116,4 millions de m3 à fin décembre 2018 contre 116,7 millions de m3 un an auparavant », lit-on dans la note de conjoncture sectorielle de la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale.


Pour la direction générale de l’Économie et de la politique fiscale cette hausse de 6,4% du prix de l’eau au robinet en 2018, a amélioré le chiffre d’affaires de la Société d’énergie et d’eau du Gabon de plus de 5%. « Le chiffre d’affaires s’est apprécié de 5,2 % à 23,6 milliards de francs CFA, grâce à un relèvement du prix du prix moyen du m3 de 6,4% », explique la note de conjoncture sectorielle.


Alors que de nombreuses familles sont de plus en plus pénalisées par le fait que l’eau potable de la SEEG n’arrive plus dans certains quartiers populaires de Libreville, d’Owendo et d’Akanda, la SEEG continue de développer son chiffre d’affaires en hausse.

Pamphil EBO

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