SOCIÉTÉ : LE RETRAIT DES TROUPES GABONAISES EN RCA, UN COMPLOT CONTRE LE GABON ?

La précipitation avec laquelle les 450 soldats gabonais de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique été priés de quitter la République centrafricaine (RCA) après des supposées accusation de viols continuent d’interroger l’opinion publique en RCA où aucune victime n’a été identifié à ce jour. Plus loin, Plusieurs associations et médias centrafricains affirment avoir découvert les accusations faites contre les soldats gabonais dans la presse française, notamment après une dépêche de l’Agence France Presse..

Le caractère extraordinaire de cette décision n’est pas passé inaperçu. Quel est donc le crime commis par les 450 soldats pour que tous soient sommés de quitter la RCA  et que la Minusca se prive d’un de ses contingents les mieux équipés ? 

Profondément engagés contre toutes formes de violences faites aux femmes, les autorités gabonaises ont dépêché en urgence une délégation afin d’enquêter sur les accusations contre leurs soldats.  Sur place, la délégation gabonaise va faire d’étonnantes découvertes comme le relate le journal centrafricain L’expansion N°1806 du 23 septembre 2021

Lors d’une rencontre entre la partie gabonaise et plusieurs responsables centrafricains, ces derniers auraient déclaré n’avoir jamais reçu de plaintes ni de dénonciation pour des faits de viols. 

Selon la presse centrafricaine « toutes les personnes représentants l’administration, rencontrées par la délégation gabonaise, à savoir les représentants des ONG, l’administration judiciaire et médicale disent avoir été informées par la voie médiatique et déclarent tous n’avoir pas constaté ni entendu des plaignants au regard des allégations formulées ».

Les confrères de l’Expansion continuent «  Rappelons à Toute fin utile que les militaires gabonais sont permanents en Centrafrique depuis plus de 25 ans, et durant leur présence, une telle situation n’avait jamais été vue. Que se passe-t-il exactement ? S’agit-il d’une énième dénonciation des ONG qui sont régulièrement victimes d’une nouvelle tendance d’escroquerie des parents ou des jeunes filles avides de monnaie, qui réclament des services rendus à des militaires en vue de leur départ du pays, et qui pour justifier les aides matérielles et financières transmettent des éléments erronés ? S’agit-il d’un problème qui attrait à la géopolitique avec les français qui veulent reprendre un dialogue constructif avec Bangui (https://www.rfi.fr/afrique/20210907), qui selon des sources concordantes mettent une pression sur les gabonais afin de quitter la Centrafrique au plus tard le 25 septembre 2021 ? Les autorités gabonaises vont-elles accepter que le contingent quitte la République centrafricaine sur une base non fondée ? Où sont ces cinq victimes ? N’est-ce pas que le contingent gabonais subit les conséquences d’une convoitise inédite de la France ? Au regard de ce qui se passe, il convient de rappeler que le Gabon est un pays frère de la sous-région CEMAC.

Pourquoi l’ONU décide-t-elle d’en découdre avec les pays de l’Afrique centrale qui appuient la RCA  dans le cadre de la restauration, de l’autorité de l’État, la paix et la sécurité ? Pourquoi les contingents mauritaniens et marocains accusés de viols et d’abus sexuels sur mineures, n’ont pas quitté la MUNISCA ? De ce qui précède, il faut rétablir la vérité sur cette affaire. »

Dans le même courant des interrogations de nos confrères du journal l’expansion on est tenté de s’interroger pour savoir si le Gabon ne paie pas le choix de s’être équipé militairement auprès de la Chine plutôt qu’auprès d’un pays ami dont les prix était exagérément élevés , ou alors si le Gabon ne fait pas les frais du récent  rapprochement de son institution militaire avec la Russie. Autant de questions sans réponses qui laissent perplexe sur les raisons cachées derrière le retrait des gabonais, qui laissent désormais le champ libre aux rebelles. Mais ça la Minusca le sait pertinemment. 

Alors, une question se pose, quel est le rôle joué par le chef de la Minusca, le sénégalais Mankeur Ndiaye dans ce qui semble être à ce jour un complot contre le Gabon.

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