VOTE DES LOIS : “AUCUNE ÉPÉE DE DAMOCLÈS NE PLANE AU DESSUS DE LA TÊTE DES DÉPUTÉS PDG”, FAUSTIN BOUKOUBI

Souvent accusés de prendre partie en faveur du Parti démocratique gabonais (PDG) à cause de sa majorité représentative à l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, le président de l’Assemblée nationale défend l’intégrité de ses collègues qui, selon lui, travaillent en toute lucidité en matière de vote des lois.

Au Gabon, la distance entre les élus et la population se rallonge au fil des années en raison des critiques sur les lois “controversées” votées par ces derniers. Si cet état de fait n’est pas propre à la 13e Législature, le problème s’est accentué avec le vote en 2020, des projets de lois controversées à l’exemple de celui sur la dépénalisation de l’homosexualité ou encore la loi sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

A tort ou à raison, les députés du Parti démocratique gabonais (PDG), qui représentent environ 70% des 143 élus, sont accusés de travailler à la solde du pouvoir. Des accusations qui ne font pas l’unanimité auprès des représentants du peuple, alors qu’avec le débat sur l’entrée en vigueur des nouvelles mesures de lutte contre la Covid-19, cette appréciation du rôle des députés PDG s’est accentuée.

“Rassurez-vous, comme qui dirait, aucune épée de Damoclès ne plane au-dessus de la tête des députés du PDG. Ceux-ci débattent et votent librement en leurs âmes et consciences”, a fait remarquer le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi.

Pour Faustin Boukoubi, les positions issues de l’Assemblée nationale quant au vote des lois découlent des débats contradictoires parfois houleux. “Si vous pouviez assister aux débats parlementaires, vous serez surpris des observations et remarques souvent virulentes formulées par les députés de la majorité”, ajoute-t-il.

Contrairement à ce qui transparaît, en se référant aux critiques issues de l’opinion sur le supposé “laisser-faire” et “laisser-aller” dans le vote de lois au Gabon, les parlementaires issus du PDG s’illustrent tout aussi par des critiques des projets de lois soumis à leur appréciation comme ceux de l’opposition.

SL