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Ali Bongo Ondimba prend part à la conférence internationale sur le lac Tchad

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- Le président Ali Bongo Ondimba a pris part à la conférence internationale sur le lac Tchad organisée le 02 Mars dernier dans la capitale fédérale du Nigeria. Il a été question de la préservation et des dangers qui guettent ce cours d’eau qui couvre de nombreux pays de la région sahélienne.

Autrefois considéré comme la mer intérieure de l’Afrique, le lac Tchad a perdu 90 % de sa superficie depuis 1960, selon certains spécialistes. Les plus alarmistes estiment qu’il pourrait disparaître d’ici 20 ans si aucune action d’envergure n’était engagée.

La rencontre à laquelle a pris part le président de la République gabonaise, en sa qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), avait pour but de lancer un projet de préservation de cette région dévastée par le changement climatique et les conflits.

Le lac Tchad est de type endoréique; c’est-à-dire qu’il ne possède aucun contact avec un océan. Le bassin hydrographique du lac touche quatre pays soit : le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, il se trouve donc à être la principale source d’eau potable en Centrafrique.

En effet, il fournit de l’eau potable à environ 20 millions de personnes provenant de ces quatre pays frontaliers. De plus, l’eau du lac est incroyablement douce ce qui est assez rare pour un lac endoréique.

Dans ses eaux peu profondes, il abrite plus de 128 espèces différentes de poissons. Par conséquent, le lac représente aussi une source importante de revenus pour la région. Effectivement, on estime qu’environ 50 000 tonnes de poissons sont pêchées annuellement et le secteur de la pêche à lui seul permettrait à 300 000 personnes de pouvoir travailler.

Il est aussi un apport d’eau considérable pour l’agriculture proche de ses rives. L’épuisement du grand réservoir d’eau qu’est le lac Tchad serait donc une catastrophe naturelle, mais aussi économique pour les quatre pays qui en sont dépendants.

A cette occasion, Ali Bongo Ondimba a annoncé deux contributions du Gabon : l’établissement d’un système de télésurveillance du lac Tchad et du paysage environnant, qui sera exploité par l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales, et la mobilisation des ressources techniques et financières pour l’Initiative africaine d’adaptation.

Par ailleurs, il a appelé à une meilleure synergie entre les pays africains en vue d’une mise au point entre l’Initiative africaine d’adaptation et le Fonds du lac Tchad, nouvellement créé avec pour objectif la mobilisation de 50 milliards de dollars.

 

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