BANQUE : LES RETRAITS D’ESPÈCES DÉSORMAIS TAXÉS ?

La loi des finances rectificative ( LFR) adoptée le 12 juin 2020 en Conseil des ministres, a introduit une nouvelle taxe, dite taxe sur les retraits en espèces à partir d’un million de francs CFA. . Dans l’attente de l’approbation du parlement, comment cette taxe pourrait-elle se répercuter sur les usagers ?

Retirer du liquide va-t-il coûter plus cher ? 

Cela dépendra comme toujours des volumes, Contenue dans les articles 5 et 7 de la LFR, la taxe sur les retraits en espèces s’applique à tout retrait à partir de 1 000 000 de francs CFA. L’article 7 de la LFR précise ce qui suit «Sont redevables de la taxe de retrait, toutes les personnes physiques ou morales qui effectuent des retraits de sommes d’argent, d’un montant supérieur ou égal à un million de francs CFA. Ce seuil est mensuel» Autant dire que la taxe concernera une infime partie de la population gabonaise, particuliers et entreprises.

Pourquoi cette taxe sur les retraits bancaires ?

L’instauration de cette taxe vise, selon les autorités, à « privilégier les paiements électroniques » Par ailleurs cette taxe pourrait être suivie d’une baisse des frais bancaires que certaines banques pratiquent sur les transactions régulières. (virement, retraits, ouverture de compte) Les modalités de ces baisses n’ont pas encore été communiquées. Le secteur bancaire en zone CEMAC se porte bien, avec des banques en surliquidité, qui prêtent peu aux entreprises, et des frais parmi les plus onéreux au monde.

Par ailleurs, c’est aussi l’occasion, pour les autorités, sur recommandation de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale ( BEAC) de renforcer l’interopérabilité entre les opérateurs de mobile money, et les banques afin «  d’augmenter considérablement le champ des transactions possibles depuis son porte-monnaie électronique »  Il est actuellement possible pour certains clients mobile money, de d’effectuer des transactions entre leur porte-monnaie électronique, et leur compte bancaire.

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