Journée internationale de la jeunesse: «Au-delà de la Jeunesse. Au-delà du Handicap»

Journée internationale de la jeunesse: «Au-delà de la Jeunesse. Au-delà du Handicap»

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)-célébré en différé au Gabon, ce samedi 2 Septembre, la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) 2018 fêtée au palais des sports de Libreville sous le thème : «Au-delà de la Jeunesse. Au-delà du Handicap» avait pour but essentiel, d’encourager les jeunes en défendant leurs différents projets de développement, pour leur permettre la meilleure autonomisation de leurs entreprises.

«Nous devons ramener la flamme, pour dissiper les causes de la jeunesse. Vous devez vous affranchir en faisant vous entendre au-delà du handicap! », a déclaré le ministre de l’égalité des chances, de la jeunesse, chargé du gabonais de l’étranger, Arnaud Calixte Engandji Alandji.

Pas fortuit le choix du «palais des sports par hasard, car, c’est une tribune qui permet aux jeunes de parler de leurs différents problèmes afin de trouver des solutions» les jeunes ont besoin d’espaces sécurisés où ils peuvent se réunir, s’engager dans des activités liées à leurs besoins et à leurs intérêts, participer aux processus de prise de décision et s’exprimer librement. Les espaces civiques leur permettent de s’engager dans des questions de gouvernance; les espaces publics leur offrent la possibilité de participer à des sports et à d’autres activités de loisirs dans la communauté; les espaces numériques les aident à interagir avec le monde; et des espaces mieux agencés peuvent aider à répondre aux besoins de nombreux jeunes, en particulier ceux qui sont vulnérables à la marginalisation ou à la violence.

Pour garantir que les espaces sûrs sont inclusifs, les jeunes issus de milieux divers, en particulier ceux issus de l’extérieur de la communauté locale, doivent être assurés du respect et de l’estime de soi. De même, sans l’existence d’un espace sûr, les jeunes de race / ethnie, sexe, appartenance religieuse ou milieu culturel différents peuvent se sentir intimidés de contribuer librement à la communauté. Lorsque les jeunes disposent d’espaces sûrs pour s’engager, ils peuvent contribuer efficacement au développement, y compris la paix et la cohésion sociale.

 Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, en particulier l’Objectif 11, souligne la nécessité de fournir un espace pour une urbanisation inclusive et durable. De plus, le Nouvel Agenda Urbain (NUA) réitère le besoin d’espaces publics pour les jeunes afin de leur permettre d’interagir avec la famille et d’avoir un dialogue intergénérationnel constructif. En outre, le Programme d’action mondial pour la jeunesse PDF document, qui est le cadre des Nations Unies pour le développement de la jeunesse, donne la priorité à la fourniture d’activités de loisirs essentielles au développement psychologique, cognitif et physique des jeunes.

 C’est le cas par exemple des jeunes vivant avec le VIH ou des orphelins du SIDA du Gabon qui, au-delà de leur maladie, ce sont engagés dans la lutte contre ce fléau, en apportant des messages de prévention des conseils et d’accompagnement d’autres malades. Ce sont des jeunes qui ont vaincu leur timidité. Ils deviennent aujourd’hui, des coachs motivateurs des autres.

«Les Nations unies  encouragent vivement l’appui, à cette catégorie de la jeunesse qui osent en faisant surmonter leur handicap ou toutes autres sortes de blocages en devenant des acteurs, des agents de changement. Nous devons lutter également, pour l’épanouissement des adolescents et des jeunes, à travers, le développement de leurs compétences de vie, la conscientisation et le changement de comportement et la participation. Nous devons consentir des investissements pour que les jeunes aient accès à l’éducation, à la formation et à des emplois décents et pissent ainsi réaliser tout leur potentiel. Car, un monde plus sûr pour les jeunes, c’est un monde meilleur pour tous! », a précisé le coordonnateur résident des Nations unies au Gabon, Dr Stéphane Jackson.

Déterminées à mettre la jeunesse gabonaise au centre de leurs actions, les Nations unies accompagnent les populations du pays vers l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) qui constituent le concept de l’ ‘Unis dans l’action” et de “Ne laisser personne au bord de la route”. Elles priorisent la préparation de la jeunesse vers son avenir, le projet de l’économie numérique appelée aussi “Train my generation 5000” qui a déjà produit des résultats remarquables.

Alors que de plus en plus de jeunes grandissent dans un monde connecté sur le plan technologique, ils aspirent à s’engager plus profondément dans les questions politiques, civiques et sociales, et la disponibilité et l’accessibilité d’espaces sûrs deviennent encore plus cruciales pour en faire une réalité, au Gabon, les Nations Unies ont réalisé entre autres : la création des 14 centres de formation dans les neuf provinces du pays ; la formation des 72 enseignants de nouvelles technologies d’information et de communication et de 5245 jeunes techniciens et de l’enseignement en ligne (e-Learning) de 120 professeurs des disciplines scientifiques du second cycle ; le soutien scolaire en ligne de 15.000 élèves en classes d’examen, de 100 jeunes dans le domaine de développement d’applications mobiles ; l’accompagnement de 20 jeunes dans la création d’entreprises du secteur de l’économie numérique et la cérémonie de remise des certificats, aux lauréats de Libreville qui a eu lieu en Mars dernier.

Le Programme d’action mondial pour la jeunesse, qui fournit un cadre politique et des lignes directrices visant à améliorer la situation des jeunes dans le monde, encourage également à promouvoir activement la participation des jeunes au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Comme ils sont à la fois les agents, les bénéficiaires et les victimes des mutations sociales, les jeunes se trouvent en général face à un paradoxe : ils peuvent soit chercher à s’intégrer dans l’ordre existant, soit être le levier qui permettra de le transformer. Les jeunes du monde entier, quels que soient le niveau de développement et le contexte socio-économique du pays où ils vivent, aspirent à participer pleinement à la vie de la société.

« Nous devons suffisamment d’intelligence, de vitalité, de courage, pour réussir le pari afin d’assurer dignement la relève de demain comme aime le rappeler la première institution, nous  n’avons pas de pays de rechange. Nous devons réaliser notre propre introspection sans complaisance et travailler, de façon collective, à la responsabilisation de notre jeunesse. C’est aussi notre devoir! Il nous faut dominer nos propres fautes, souffrir sans nullement accabler et continuer notre contribution, à la réalisation d’un Gabon nouveau. Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. Tel est le leitmotiv du conseil national de la jeunesse », a souligné le président du conseil national de la jeunesse gabonaise (CNJ), Stéphane Ondias.

 

La finale du Pitch

Le ministre de l’égalité des chances, de la jeunesse, chargé des gabonais de l’étranger, Arnaud Calixte Engandji Alandji a recompensé, au terme de la cérémonie de la première édition de la journée internationale de la jeunesse, des différents Prix et Trophées, aux Meilleurs lauréats, pour leurs exaltants projets d’entreprises.

 

Quatre des dix projets présentés ont été récompensés à l’issue d’une finale.

Pour son projet Starkids, Marcy Wora Nzao a décroché le «Prix du Jeune entrepreneur». Il s’agit ici d’une «aire de jeu magique, d’éveil et de divertissement pour les enfants, assortie d’un lieu de détente pour les parents». Reconnu comme le projet le plus innovant, Rengus Digital a reçu le «Prix Innovation». Porté par Orlane Renguila, le projet apporte «une innovation spectaculaire dans la numérisation et la digitalisation des documents administratifs».

Fort de son impact majeur sur les inégalités, le projet Cœur adapté a obtenu le «Prix Egalité des chances». Ici, il est question d’«un centre dédié à la prise en charge d’adultes ayant fait un AVC avec séquelles, dans la rééducation, l’autonomie et le loisir», a expliqué le lauréat. Le centre bénéficie par ailleurs d’une section (Action-loisir-rééducation), spécialisé dans la «prise en charge les enfants vivant avec un handicap dans la scolarisation, le loisir et l’éducation», a souligné Ulrich Koumba.

Porté par ses qualités humaines et relationnelles, le projet Ekoma s’est adjugé le «Prix Soft Skills». Dirigée par Vital Ovono, Ekoma est spécialisée dans la production agricole, avec comme objectif «la réduction du prix des denrées alimentaires pour toutes les populations». Très acclamé, ce projet a également reçu le «Prix du Public». Par ailleurs, le «Prix du Jury» a été décerné au projet At’Food.

En plus d’une cagnotte d’au moins 100 millions répartis entre les différents lauréats, ces derniers vont bénéficier, 12 mois durant, de l’accompagnement d’un groupe d’experts internationaux et locaux en développement d’entreprise.

«Nous tenons chaleureusement à féliciter tous les participants de cette journée. Nous avons été très heureux de constater une forte culture entrepreneuriale chez les jeunes de notre pays. Nos jeunes ont été dignes, courageux et ont encore rappelé avec force, à quel point le Gabon peut compter sur eux», s’est réjoui Arnauld Engandji.

La Journée internationale de la jeunesse désigné par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 (et célébrée normalement le 122 Août chaque année),  constitue une célébration annuelle du rôle des jeunes en tant que partenaires essentiels du changement.

 

 

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