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Détention « illégale » au B2 de Mohamed Aït Ben Ali, son avocat dénonce!

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)-Relaxé pour une liberté provisoire, Mohamed Aït Ben Ali est à nouveau « gardé  à vue » au B2 depuis le 31 octobre dernier. A la faveur d’une conférence de presse tenue ce jour à Angondjé, Me Irénée Mezui Mba, son avocat, a exprimé son étonnement et décrié les conditions de l’arrestation de son client.

Appelé au téléphonique par des agents du B2, pour venir récupérer ses affaires confisquées lors de son arrestation, puis arrêté sur place et jeté en cellule, la situation s’apparente comme un guet-apens pour lui. Parce que ne respectant pas la procédure. Les proches de Mohamed Aït Ben Ali soupçonnent « une main noire » à la manœuvre.

« Arrestation irrégulière et abusive »

Le Procureur Adjoint du parquet de Libreville « a demandé qu’il soit relâché et qu’il rentre chez lui. Au moment où il sort du palais de justice, les agents du B2, garés à l’extérieur, vont lui dire de venir récupérer son téléphone portable qu’ils avaient gardé. Mais contre tout attente, il sera surpris de se voir remettre dans le véhicule par ces agents qui vont lui indiquer qu’il aurait un Procureur qui leur aurait remis un soit disant transmis en demandant qu’il soit gardé à vue », a affirmé son avocat

Qui est à la manœuvre ?

Ancien directeur général de Satram-EGCA (prestataire de logistique intégrée au service de l’industrie pétrolière au Gabon), Mohamed Ait Ben Ali, est poursuivi dans le cadre de l’opération main propre « Mamba » pour détournement et corruption active selon le parquet. La dernière arrestation du client de Maître Mezui Mba, «ressemble à un acharnement. Parce qu’à ce jour, nous n’avons aucune information sur ses mobiles. Au B2, c’est l’omerta totale. Que l’on nous dise au moins les raisons de son arrestation», a plaidé l’avocat.

Ce dernier entend saisir le procureur de la République pour lui faire constater la violation flagrante de la loi au Gabon.

Etat de santé de Mohamed Ait Ben Ali

Selon Me Mezui Mba, l’état de santé de son client qu’il a visité le 5 novembre courant est « inquiétant ». Il dit ne pas connaitre pourquoi son client est poursuivi. Il n’y aurait aucun dossier constitutif d’éléments de poursuites judiciaires, indique-t-on. D’autant que, deux semaines avant, son client avait été libéré, «après avoir passé irrégulièrement un an, huit mois et deux jours de garde à vue préventive à la prison centrale de Libreville» dans le cadre de l’Opération mamba.

Placés sous mandat de dépôt, le 17 février 2017, Mohamed Ben Ali avait pourtant bénéficié par la suite d’un “non-lieu” partiel concernant la complicité de détournement de deniers publics. De ce fait, explique une source judiciaire, ils «ne devrait plus être poursuivi pour des faits criminels mais correctionnels». Or, en correctionnelle, la détention préventive ne peut dépasser 6 mois. Pour être prorogée de 6 mois, elle nécessite une transmission du dossier à la Chambre d’accusation devant produite un arrêt motivé. « Rien de tout ceci n’a été fait », indique son avocat.

Entres temps, Ait Ben Ali Mohamed a passé 20 mois derrière les barreaux (prison centrale de Libreville) et est toujours « illégalement détenu » au B2. Et, son certificat de mise en liberté du 16 octobre 2018, finalement ne serre à rien !

A suivre…

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