GABON / POLITIQUE: Ndong Sima fustige les procédures gouvernementales.

La sortie de Raymond Ndong Sima ce 30 mars à la chambre de commerce de Libreville portait essentiellement sur le projet de loi sur le gel des embauches à la fonction publique. Un projet que l’ancien Premier ministre juge de « pas raisonnable ».

Parlons vrai, parlons des faits, parlons des chiffres…c’est avec ces mots que Raymond Ndong Sima a prit la parole ce matin devant la presse et quelques membres de la société civile pour apporter sur vidéo projecteur, des éléments qui prouveraient à suffisance que l’état gabonais par l’entremise de son gouvernement fait fausse route en suspendant le recrutement à la fonction publique: « j’avais déjà prédit tout ce qui arrive en ce moment car depuis 2013, les pertes sur les recettes budgétaires de l’état était désastreuse…pire depuis la catastrophe pétrolière survenue en 2014 » précise l’ancien premier ministre qui poursuit en disant« comment pouvez vous expliquer que seulement la masse salarial de l’état est de 51% sur le revenu brute?…le gouvernement pense qu’en gelant le recrutement à la fonction publique, il pourra résoudre le problème alors que non. Même en enlevant les 5 ou 15% sur les salaires, cette stratégie ne fera que empirer les choses car elle n’impacts  pas sur cette masse que nous tous trouvons d’énorme ».  

Pour le candidat malheureux à la présidentielle de 2016, la retraite anticipée pour ceux qui auront 25 ans de service et une tranche d’âge de 55 ans, serait la solution idéale.« Déjà en 2016, dans mon projet de société, j’évoquais déjà la perspective de l’abaissement de l’âge de la retraite comme une mesure de justice sociale pour permettre aux jeunes de trouver un premier emploi, cette perspective s’invite dans le débat de manière indirecte mais peut contribuer au retour de l’équilibre financier à court et moyen terme. » Poursuivant dans ses propositions de piste de solution, Ndong a demandé à ce que l’on puisse avoir de nouvelles approches avec la retraite car comme pour certains, ce n’est guerre une sanction. 

Pour conclure, le conférencier dit espérer, compte tenu de l’importance de ces questions, que son intervention susciterait des débats fructueux, utiles à la réflexion sur ce problème. 

Pierre Rolland

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