CHARGÉE DE LUTTER CONTRE LA CORRUPTION, L’AGENCE D’INVESTIGATION FINANCIÈRE EST SANS RESSOURCES.

Salaires payés par intermittence, connexion internet inexistante, l’agence nationale d’investigation financière(ANIF) une agence chargée de lutter contre le terrorisme financier est relégué à la simple expression par le ministère de l’Economie.

Créé par décret N°000739/PR/MEFBP du 22 septembre 2005, en application de plusieurs textes internationaux, l’agence d’investigation financière dont la promesse était de lutter contre le terrorisme financier au Gabon, semble totalement dépassée par les événements. 

Alors qu’elle était supposée bénéficier des moyens pour mener à bien ses missions, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Un organisme dont on commence à douter de la compétence.
Le dernier rapport de l’agence daté de 2017, laisse pourtant apparaître un certain nombre de dénonciations suspectes faites par plusieurs organismes financiers. Des dénonciations qui n’ont curieusement conduit à aucune action judiciaire.

A l’heure ou les scandales financiers en centaines de milliards font les choux gras de la presse, que l’ambition des autorités gabonaises de lutter contre la corruption n’a jamais été aussi évidente, il est légitime de se demander ce que faisait l’ANIF quand d’un compte bancaire logé chez Orabank appartenant à SOGARA partaient des milliards de francs CFA vers des destinations inconnues.

À moins que les difficultés de l’ANIF, soient volontairement entretenues afin de limiter le champ de compétences de l’agence 
L’ANIF a t-elle volontairement fermé les yeux sur des transactions financières douteuses aux dépens de l’Etat Gabonais ? La question attend sa réponse.

Comment comprendre qu’une agence de lutte contre le terrorisme financier doivent faire face à des difficultés d’ordre bureautique. Un air de sabotage pour lequel le ministère de l’Économie qui en assure la tutelle gagnerait à s’expliquer. Le silence des autorités du ministère ne ferait qu’étayer les soupçons d’une certaine opinion sur la volonté de certaines officines de torpiller les opérations de lutte anti-corruption au Gabon.  

En tête l’opération MAMBA dont les unités d’investigations ont été soigneusement démantelés au cours de nombreux Conseils des Ministres courant 2018.
Aujourd’hui, il semble que l’opération SCORPION soit dans le viseur de ses pratiques qui consistent à rendre difficiles les instructions de l’exécutif gabonais en matière de lutte anti-corruption.

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