COVID-19 : LE GABON MONTRE DE MEILLEURS SIGNES DE RÉSILIENCE

Dans un entretien exclusif accordé au bimensuel Jeune Afrique, le président de la République Ali Bongo Ondimba a indiqué que contrairement à d’autres pays d’Afrique, le Gabon montre des meilleurs signes de résilience malgré  l’impact des conséquences de la crise sanitaire actuelle.

Selon lui, «2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %. », a-t-il confié.

À l’instar des autres pays, l’économie du Gabon a été fortement impactée par la crise sanitaire mondiale. Les effets sont perceptibles à plusieurs niveaux. Sur le plan humanitaire, le pays déplore plus d’une centaine de décès à ce jour. Sur le plan social, la vie des Gabonais a été profondément modifiée depuis un an et enfin sur le plan économique, l’on note une récession du secteur.

“2020, nous avons subi un triple choc, lié à la chute de la demande mondiale de nos principaux produits d’exportation, à la baisse des cours des produits de base et au ralentissement de certaines activités au niveau national en raison des mesures prises pour freiner l’épidémie. Conséquence : notre PIB s’est contracté d’environ cinq points par rapport à 2019, pour se situer entre – 1 % et -2 %. Dans le même temps, nos recettes budgétaires ont baissé d’environ 4 points du PIB par rapport à 2019, et nos dépenses de 1,5 point, malgré la hausse des dépenses de santé, nécessaires pour lutter contre l’épidémie”  a indiqué le Chef de l’Etat à Jeune Afrique.

Malgré cet état de fait, le Président de la République reste très optimiste pour l’avenir.  “comparativement à certains pays du continent, le Gabon montre de meilleurs signes de résilience. Résultat, 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %.”, a-t-il dit.

Cette ambition affichée se traduit par des actions et de nombreuses réformes initiées par le gouvernement en matière de diversification de l’économie, notamment dans la filière bois mais aussi dans la mise en œuvre du plan d’accélération de la transformation (PAT) adopté en janvier dernier.

“L’objectif est d’avoir trois années pleinement utiles pour notre pays. À terme, notre croissance devra être non seulement plus vigoureuse, mais aussi plus endogène, c’est-à-dire moins dépendante des cours mondiaux des matières premières, davantage créatrice d’emplois [30000 en trois ans, prévus dans la seule filière bois] et plus durable, adaptée à la nouvelle donne du changement climatique.”,  a-t-il conclu.

Raïssa Moubecka

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