dette intérieure : des sociétés ont été remboursées trois fois en 2019 !

Le ministre de l’Économie, Jean Marie Ogandaga, était dépité de déclarer vendredi 31 mai, à Libreville, que dans le cadre du règlement de la dette, sur les 200 milliards de francs CFA déboursés par l’État cette année 2019, plusieurs sociétés ont été payées, 2 fois, voire 3 fois.

Dans le cadre du règlement de la dette intérieure, le Gabon a déjà au titre de cette année 2019, versé la bagatelle de 200 miliards de francs CFA aux entreprises gabonaises. Cependant, des filous ont profité des failles du dispositif de remboursement de la dette intérieure, voire de la naïveté des contrôleurs, pour s’engraisser sans vergogne sur le dos des finances publiques. «Il y a des doublons. Il y a des dettes qui ont été payées une, deux voire trois fois», s’est lamenté Jean-Marie Oganaga.

Et c’est l’État qui se fait avoir, qui paye un lourd tribut. C’est en ce sens que le gouvernement, pour ne plus être pris encore au dépourvu, a décidé que le paiement de la dette intérieure se poursuivra après les résultats de l’audit en cours du cabinet international d’audit, d’expertise-comptable et de conseil PricewaterhouseCoopers Gabon (PwC Gabon).

Trop c’est trop. L’audit réalisé par PricewaterhouseCoopers Gabon (PwC Gabon), doit donner des résultats. «Il n’y a pas mille façons de savoir ce que l’on paie s’il n’y a pas d’audit. Il y a un audit qui est en cours et qui est réalisé par le cabinet PwC qui doit nous dire qu’est-ce qui est réellement dû et qu’est-ce qui a réellement été payé au titre de cette même dette», a promis le ministre de l’Economie.

On redoute que ces sociétés qui ont touché jusqu’à fois le même remboursement narguent l’État et refusent d’accepter de rembourser les sommes prises indûment. Elles peuvent dire qu’elles n’y étaient pour rien.

En revanche, s’il y a eu des complicités de certains haut fonctionnaires pour faciliter à quelques entreprises de se retrouver avec des doublons, de se faire rembourser la même dette à trois reprises, la même année 2019, l’État va-t-il laisser faire? Ces agents seront-ils sanctionnés?

Pamphil EBO

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