HYDROCARBURES: TOTAL GABON EN ÉTAT DE GRÂCE

En 2019, la société pétrolière anonyme de droit gabonais Total Gabon, a augmenté de 15% ses investissements pétroliers par rapport à l’année 2018 principalement sur les champs de Torpille et de Grondin. Sur le premier semestre de 2019, son chiffre d’affaires qui suit la même trajectoire est en hausse de 49%.

Cette belle configuration est la conséquence de l’adoption d’un nouveau code des hydrocarbures, proposant des coûts plus attractifs, en août 2019.

Depuis quelques temps, le marché des hydrocarbures gabonais affiche des résultats de plus en plus performants et l’offre ne cesse de se diversifier. Les récentes signatures de convention (acquisition par Pétronas de deux contrats d’exploration pour des blocs situés au large des côtes du sud du Gabon, les nouveaux prolongements des conventions avec BW Offshore et avec Vaalco), témoignent de l’élargissement d’un marché où la demande s’accroit.

Dans un communiqué paru ce 2 septembre 2019, la société Total Gabon annonce que ses investissements sur le premier semestre de 2019, s’élèvent à 69 millions de dollars soit près de 32 milliards de FCFA, une hausse de 15% par rapport au premier semestre 2018. Des investissements qui comprennent principalement la première phase du redéveloppement du champ de torpille, des travaux d’intégrité et pérennité sur les installations en mer ainsi que le quartier vit du champ de grondin.

Au niveau des prix de vente pour le compte du premier semestre 2019, le prix de vente moyen de la qualité de pétrole brut Mandji commercialisée par elle, s’élève à 65,7 dollars soit environ 30.000 FCFA le baril au deuxième semestre de cette année 2019, ce qui fait une hausse de 14% par rapport au premier trimestre.

Par contre, au premier semestre, le prix de vente moyen a connu une baisse de 7% par rapport à celui de 2018. En matière de production, la part de production de pétrole brut liée aux participations de Total Gabon s’est élevée au deuxième trimestre de l’année en cours à 33.400 barils par jour, en hausse de 5% par rapport au premier trimestre de la même année.

Une hausse qui s’explique par une meilleure disponibilité des installations et l’apport de la campagne de redéveloppement du Champ de torpille. En revanche, au premier semestre, la production était de 32.700 barils par jour, ce qui fait une baisse de 7% qui s’explique par la cession d’actifs à terre le 30 septembre 2018, et le déclin naturel des champs.

Tiré principalement par la progression des volumes vendus et dans une moindre mesure par celle du prix de vente moyen, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre est de 245 millions de dollars, environ 111 milliards de FCFA, une hausse de 49% par rapport à celui du premier trimestre. D’un autre côté, la baisse des prix de la production, sur les six premiers mois de l’année 2019, a occasionné une baisse du flux de trésorerie d’exploitation qui s’établit à 146 millions de dollars (près de 66 milliards de FCFA) soit 15%.
Le nouveau code des hydrocarbures donne une forte impulsion au secteur.

Pierre Rolland

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