LE CLUB DE PARIS PENSE À RÉÉCHELONNER LA DETTE DU GABON

Pour bien relancer sa machine économique, le Gabon souhaite un rééchelonnement de sa dette vis-à-vis du club de Paris. C’est en ce sens que le ministre de l’Economie et des finances, Jean-Marie Ogandaga, a échangé par visioconférence ce 2 juillet 2020, avec le président du Club de Paris, Guillaume Chabert.

Plusieurs pays industrialisés (Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Corée, Danemark, Espagne, États-Unis, Russie, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse), et institutions financières internationales regroupés autour du club de Paris, travaillent à l’allègement de la dette des pays africains ravagés par la crise de la covid-19 afin de donner de l’air à leurs économies. Le Gabon qui fait partie des 41 pays éligibles, bataille pour décrocher un rééchelonnement de sa dette. Le 17 juin 2020, le cas du Gabon a été examiné par les membres du Club de Paris. « J’ai fait ce qu’on a prévu de faire. On a eu une discussion ouverte, libre et sans conclusion en juin, avant de prendre notre décision », a déclaré Guillaume Chabert.

Le ministre de l’Economie et des Finances a rappelé que le Gabon n’était pas invité à cette réunion du 17 juin dernier à Paris. C’est pourquoi Guillaume Chabert, responsable du Club de Paris et particulièrement du dossier Gabon a pris le soin de lui faire le point de cette réunion. « Il nous fallait un retour pour que nous soyons fixés si nos créanciers membres du Club de Paris ont accepté ou bien ont ouvert la porte, pour que nous puissions avoir un calendrier de discussion avec chacun de ces créanciers. Et que l’on revoit comment est-ce que désormais la dette sera payée et sera rééchelonnée », a expliqué Jean Marie Ogandaga.

Pamphil EBO

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