L’ÉCONOMIE GABONAISE JOUIT D’UNE FORTE RÉSILIENCE POUR SUPPORTER DES CHOCS ECONOMIQUES

L’économie gabonaise jouit d’une forte résilience depuis les efforts de diversification de l’économie entamés, il y a 10 ans, en 2010, explique ce 16 mars 2020, le ministre de l’Economie et des finances Jean Marie Ogandaga, s’exprimant sur la crise du baril du pétrole. Elle est donc capable de supporter les chocs économiques intervenus avec la pandémie du coronavirus.

Le ministre de l’Economie et des finances estime qu’il est trop tôt pour évaluer avec précision les effets de la crise du baril du pétrole sur l’activité économique et les recettes de l’État. Cependant, il rappelle que l’économie gabonaise pourrait être affectée si cette crise perdurait. Son prolongement pourrait par contre déjouer « les prévisions de recettes de la loi de finances 2020 et les projections en matière de dépenses publiques ».

Pour gérer cette traversée de la zone turbulence, l’Etat pourrait initier des actions destinées à limiter les effets de cette crise sur le cadre macroéconomique et budgétaire. Pour l’heure, indique Jean-Marie Ogandaga, « la priorité est à la surveillance des cours des matières premières et des données économiques et commerciales » de manière à évaluer avec une meilleure pertinence les effets de la crise sur l’économie nationale.

Le gouvernement prend à bras-le-corps cette crise de l’or noir. C’est à ce titre que le dispositif de veille au ministère de l’Économie est entré en action depuis quelques jours. Ce dispositif travaille sur plusieurs hypothèses des prix de matières premières. Les résultats de ces analyses et les recommandations, qui seront préconisées seront soumis à l’appréciation de la cellule de veille interministérielle placée sous l’autorité du Chef du gouvernement.

Pour le ministre de l’Economie et des finances, le Gabon dispose des capacités nécessaires pour réaliser ses objectifs de développement économique et social de cette année 2020, avant de prévenir toutefois que « l’ampleur de la crise si celle-ci perdurait, ne manquerait pas d’impacter négativement l’économie nationale».

Pamphil EBO

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