PLAN DE RELANCE DE L’ÉCONOMIE : LE GABON MISE SUR UNE RÉADAPTATION DE LA STRATÉGIE NATIONALE

Le Premier Ministre Julien Nkoghe Bekale a salué les soutiens des instances internationales, mais à juger leurs apports insuffisants pour pallier aux conséquences économiques du Covid-19. Plusieurs stratégies sont en gestation sur le plan national, afin d’éviter l’entrée en récession de l’économie gabonaise, a affirmé le premier ministre ce lundi 27 avril 2020, au cours de la conférence de presse du gouvernement.

Les autorités comptent engager une évaluation de la stratégie nationale d’industrialisation en vue de l’adapter aux nouvelles priorités. Le gouvernement relancera la croissance économique par l’investissement public en identifiant les projets d’infrastructures susceptibles d’avoir un effet multiplicateur sur la croissance (TIC, routes, chemin de fer, énergie, etc.).

Le gouvernement compte aussi réduire les dépenses publiques à travers la rationalisation des structures de l’Administration et une meilleure gouvernance de la Fonction Publique. ” Le règlement de la dette intérieure est également un axe de réflexion stratégique pour le Gouvernement” a soutenu Julien Nkoghe Bekale.

le FMI a approuvé un décaissement de 147 millions de dollars pour le Gabon au titre de l’instrument de financement rapide pour faire face à la pandémie du COVID-19. Le Gouvernement a salué cet effort du FMI, mais, selon le Premier  Ministre, ” le besoin de financement est tel que l’aide d’urgence et l’ajustement interne seront largement insuffisants”.

Le Gabon salue aussi l’initiative des pays du G20 qui ont consenti aux pays à faible revenu un moratoire sur les remboursements de prêts gouvernementaux bilatéraux. Mais cette initiative est également jugée insuffisante pour le Premier ministre. Selon lui, ” elle reproduit les traitements classiques de report ou de rééchelonnement de la dette qui ont par le passé conduit vers une impasse”.

Le Gabon attend des instances internationales  une annulation de la dette. L’annulation pure et simple des échéances de dette par les partenaires bilatéraux et multilatéraux serait
“une bouffée d’oxygène significative pour amortir le choc “ affirme le Premier ministre.

Maxime OWONO

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