RÉGIES FINANCIÈRES : MADELEINE BERRE RECADRE LES GRÉVISTES

Au cours d’une rencontre avec la presse le 17 novembre 2020, le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, avait estimé que la grève des régies financières coûtait « environ 30 à 40 milliards de FCFA à l’État par mois », soit près de 200 milliards de Fcfa en 5 mois. Même si le droit de grève est légitime, le ministre de l’Emploi, Madeleine Berre, à l’occasion d’une conférence de presse gouvernementale sur la gestion des régies financières tenue le samedi 21 novembre 2020, n’a pas manqué de rappeler les devoirs des agents, même en temps de grève. Un mouvement de grève qui plus est, intervient après un seul mois de salaire impayé.

Les mouvements d’humeur des agents de l’Etat, notamment ceux concernant les régies financières, coûtent énormément à l’Etat. Les secteurs des douanes et des impôts génèrent quotidiennement 2 milliards de Fcfa, et engrangent mensuellement 60 milliards de Fcfa. En revanche, les mouvements de grèves à répétition, font payer un lourd tribut à l’Etat, soit 200 milliards de Fcfa en 5 mois.

Cette perte affecte les ressources de l’État surtout dans un contexte où l’économie gabonaise est considérablement affectée par la crise sanitaire de la Covid-19. A l’occasion d’une conférence de presse tenue le samedi 21 novembre 2020, axée sur la gestion des régies financières, le ministre de l’Emploi, Madeleine Berre, n’a pas hésité à fustiger le mouvement de grèves enregistré dans les régies financières, même si, le droit de la grève demeure légitime en République gabonaise, a-t-elle rappelé.

« Pendant la grève, cet agent reste un fonctionnaire… Il est soumis aux règles de déontologie applicables à la Fonction publique » a précisé le ministre. Il est interdit de faire du sabotage et d’effectuer des nuisances sonores pour perturber le travail des agents non-grévistes. « C’est une entrave à la liberté du travail », a ajouté le ministre.   

La Ministre déléguée à l’Economie, Nicole Lydie Roboty Epse Mbou, n’a pas manqué de spécifier que les primes seront supprimées pour tous les agents grévistes. Pour bon nombre d’observateurs, les agents des régies financières peuvent être considérés comme des privilégiés. En effet, en plus de recevoir des émoluments colossaux ces agents n’hésitent pas à battre le bitume à la moindre revendication non satisfaite. Le ministre de l’emploi a rappelé à ces agents la chance de percevoir un salaire chaque 25 du mois, dans un pays ou beaucoup de jeunes sont frappés par le chômage, notamment dans le secteur privé, en raison de la pandémie du coronavirus.

Maxime OWONO

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