« LE GABON IMPORTE 3000 TONNES DE PATTES DE POULET ET 3000 TONNES DE CROUPIONS » : BIENDI MAGANGA MOUSSAVOU

Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Biendi Maganga Moussavou, a déclaré ce 1er octobre 2020, à la presse que le Gabon importe 3000 tonnes de pattes de poulet et autant de tonnes de croupions, des parties qui ne sont pas forcément nobles et dont la qualité est parfois douteuse. Ce qu’il faut retenir au-delà de ces chiffres, a-t-il indiqué, c’est que la pandémie de la covid-19 a mis en évidence l’obligation pour le Gabon de maîtriser les sources d’approvisionnement de son secteur alimentaire.

« Je vais vous prendre un exemple. C’est purement et simplement incroyable qu’on puisse importer au Gabon 3 000 tonnes de pattes de poulet, 3000 tonnes de croupions de volaille. Je veux dire que ce sont des parties qui ne sont pas forcément des parties nobles. Certes, elles font baisser le prix moyen du poulet qui rentre au Gabon, mais elles ne pas forcément de qualité exceptionnelle », a déclaré le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, sur les antennes de Gabon 24. Les importations alimentaires coûtent chaque année, a-t-il expliqué, à peu près 400 milliards de FCFA en produits alimentaires sachant que les trois denrées les plus importées sont la volaille, le porc et le riz. Pour Biendi Maganga Moussavou, le gouvernement a mis les bouchées doubles pour inverser la courbe des importations alimentaires. Le Gabon va bientôt produire ce qu’il consomme. « Nous sommes en train de structurer la production de notre pays. Elle s’opère avec la dynamisation de la Commission nationale d’affectation des terres. C’est la première fois que le ministère de l’Agriculture est désormais détenteur de titres fonciers. Nous sommes en pleine révolution agricole ». Ces titres fonciers vont permettre d’octroyer aux Gabonais, les populations environnantes en priorité, des parcelles morcelées allant d’un hectare à 1000 hectares, dans 40 zones identifiées notamment à Andeme, à la Remboué, à environ 100 kilomètres de Libreville et ailleurs, où ils vont intensifier l’agriculture et l’élevage.

Pamphil EBO

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