Pêche : L’Etat Gabonais s’attaque au braconnage en Haute Mer

Des élus, des représentants de divers administrations et organismes réunis autour du Cinquième vice-président de l’Assemblée Nationale Jean Pierre Oyiba, mardi 23 avril,  pour statuer sur la réglementation de la pêche illégale.

Le Gabon déploie des actions rigoureuses pour lutter contre la criminalité en haute mer, notamment sur les aires protégées c’est en ce sens qu’il envisage intensifier les patrouilles en Haute mer.

Pour Prisca Koho-Nlend, ministre de la pêche   « la pêche illicite non réglementée et non déclarée selon le terme aujourd’hui consacré du fait de son impact, constitue un fléau, une menace importante pour la durabilité du secteur aussi bien chez nous que dans le monde. »

La lutte était  jusqu’ici menée sans règlementation. Des bateaux battants pavillons étrangers pêchaient en haute mer et s’éclipsaient avec les captures de pêche. Une situation que l’Etat Gabonais veut inverser.

Les ministres Prisca Koho-Nlend et Abdu Razaq Guy Kambogo des Affaires Etrangères, se sont accordés sur la nécessité  d’harmoniser les procédures. «  Pour consolider le leadership gabonais il faut renforcer le cadre réglementaire sur la pêche tant au niveau national que sous-régional », ont-ils convenu.

L’opération de surveillance  de la pêche thonière nommée Albacore, mené en coopération avec le gouvernement gabonais et l’ONG Sea Shepherd Global, a permis de réduire les intrusions des navires indélicats qui, en haute mer  passaient hors des filets de l’administration fiscale.

Sur 20 infractions avérées 6 cas ont été présentées devant des juridictions pénales. Les contrôles ainsi opérés ont eu un impact favorable sur le volume déclaré des captures qui sont « passées de 10 000 tonnes, à 45 000 tonnes aujourd’hui. De plus en moyenne  les navires illégaux arraisonnés ont diminué, passant de 4 par an à un navire aujourd’hui », a déclaré la ministre de la pêche.  

La prochaine étape du projet, l’ouverture d’un dialogue  en matière de coopération judiciaire au sein de la Commission régionale du Golfe de Guinée (Corep), cet organisme spécialisé sur ces questions de pêche.

Rhona Charline M’WENKONDET

Leave a Reply

Your email address will not be published.