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FOOTBALL/ hygiène de vie : Un laisser-aller trop souvent perceptible

 

Le décès du footballeur  Herman Tsinga, du club Akanda FC, intervenu sur l’aire de jeu du  stade de l’Institut national de la Jeunesse et des sports (INJS), samedi dernier à Libreville, lors de la deuxième journée du championnat national de première division, est au centre des débats. Si le ministre des sports a diligenté une enquête pour faire jaillir la lumière, cette mort tragique a remis sur la table le débat de l’hygiène de vie des footballeurs gabonais, qui ne sont pas exempt de tout reproche.  

«   L’hygiène de vie représente le passeport du footballeur, passeport sans lequel il ne peut aller très loin  dans sa carrière, passeport sans lequel il ne peut traverser des frontières pour aller proposer son talent sous d’autres cieux… L’hygiène de vie se définit entre autres comme  les comportements basiques, essentiels et indispensables pour qu’un footballeur puisse se donner les chances d’exceller dans la pratique de son art de façon régulière, constante, ascendante et pérenne », déclarait l’année dernière le docteur gabonais Cyrille Mouyopa, dans une tribune libre. 

En effet, pour aspirer au très haut niveau et crever les écrans, le talent ne suffit plus, même si quelques cas rares de footballeurs ont pu se distinguer, malgré une vie débridée. « Lors de mon passage au Barca, je faisais souvent l’amour avant les matchs. Cela était bénéfique car le jour suivant j’arrivais plus heureux sur le terrain », a avoué le Brésilien Ronaldinho, Ballon d’or 2005. Une exception !

En général, il faudrait s’abstenir de certaines choses telles que les drogues, la cigarette et l’alcool, et avoir une bonne alimentation et bon logement. Cependant, au Gabon, il n’est pas rare de voir plusieurs joueurs professionnels consommer des litres d’alcools dans les bistrots, manger des mets à qualité douteuse, dans les rues de Libreville, ou se goinfrer sans faire attention à leur poids. Au terme du match opposant l’équipe fanion du Gabon à celle du Mali (0-1), comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2019, les fans des Panthères n’avaient pas hésité à clouer au pilori le latéral droit Franck Engonga, qui affichait un embonpoint préjudiciable à ses déplacements et à ses courses sur le terrain. L’homme avait pris des kilos en trop, et cela avait bien profité aux attaquants adverses. 

Les footballeurs évoluant dans les clubs gabonais, confrontés souvent à des impayés de salaires et à percevoir des salaires modestes pour la plupart, peinent souvent à souscrire des abonnements dans des salles de musculation appropriées, pour booster leurs performances physiques.  Bon nombre de club ne disposant pas d’installations appropriées, laissent ces derniers dans la débrouille. Cette même situation pécuniaire déplorable pousse ces acteurs du ballon rond à avoir une alimentation négligée, pas du tout favorable à une bonne hygiène de vie, d’autres n’hésitent pas à noyer leurs soucis dans l’alcool.   

Maxime OWONO 

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