Kemi Seba, en déplacement à Paris avec un « passeport diplomatique » délivré par le Niger, officiellement pour rendre visite à son père malade, a été interpellé lundi « dans la rue », selon les précisions de son avocat, Me Juan Branco.
Ironiquement, Me Branco souligne que les droits de Kemi Seba seraient mieux garantis en France, un pays vivement critiqué par le leader de l’ONG « Urgence Panafricaine », connu pour ses positions anti-françaises et ses appels à la séparation des races.
Kemi Seba, 42 ans, a été placé en garde à vue et est accusé d’« intelligence avec une puissance étrangère », une infraction qui pourrait lui valoir jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
Une enquête a été ouverte contre lui, le soupçonnant d’« entretenir des intelligences avec une puissance étrangère (…) en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France », a précisé Me Branco. Ce crime est passible de 30 ans de prison.
Déchu de sa nationalité française en juillet, Kemi Seba est également soupçonné de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, une infraction passible de 10 ans d’emprisonnement.

