La CNR veut réécrire la Constitution gabonaise

En annonçant qu’en cas de vacance de pouvoir avérée la fonction de Président de la République serait basculée vers Jean Ping, la Coalition pour la Nouvelle république espère créer une nouvelle règle dans la loi fondamentale ou la détourner.

A l’occasion d’une déclaration de la Coalition pour la Nouvelle République en date du 23 août, l’un de ses portes-paroles a annoncé publiquement qu’en cas de vacance, la victoire serait redonnée à Jean Ping, candidat malheureux de la dernière élection présidentielle.

C’est depuis le domicile de Jean Ping, situé aux Charbonnages, que Madame Yembi a déclaré: “En cas d’incapacité… Ali Bongo doit céder sa place au véritable vainqueur de l’élection de 2016, Monsieur Jean Ping”. Sans revenir sur les élections présidentielles de 2016 dont le résultat n’est plus à discuter, il revient toutefois de rappeler qu’aucune disposition de la Constitution gabonaise ne prévoit qu’en cas de vacance du pouvoir, la fonction de Président de la République soit reversée au candidat malheureux de la dernière élection présidentielle. La seule disposition inscrite à ce jour prévoit que l’intérim soit faite par le Président du Sénat, le temps d’organiser de nouvelles élections auxquelles ce dernier ne peut d’ailleurs participer.

Surfant sur la vague lancée par le collectif d’opposants “L’appel à Agir”, qui selon notre confrère de LaLibreville est loin d’avoir le soutien de Jean Ping qui les qualifierait de “second couteaux en manque de lumière médiatique”, la CNR envoie un énième message de soulèvement à l’endroit des populations, qui à l’image des nombreux autres, ne semblent trouver que très peu d’écho.

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