POISSONS FRAIS À LIBREVILLE : LE PLAFOND DES PRIX

Le plafond des prix du poisson péché de manière artisanale à Libreville, à Owendo et à Akanda, a été fixé par le gouvernement. La direction générale de la consommation et de la concurrence vient de réunir les piroguiers et les autres opérateurs du secteur pour expliquer l’arrêté réglementant leur activité.

Le directeur général de la consommation et de la concurrence, Emmanuel Eyeghe Nze, a d’abord expliqué que la vente du poisson frais en tas est désormais interdite. « L’arrêté dit que nous devons utiliser les instruments de mesure. C’est le kilo pour vendre le poisson frais. Les ventes en tas ne sont plus autorisées ».

L’arrêté qui a été signé par le ministre de l’Economie Roger Owono Mba, et le ministre de la Pêche Biendi Maganga Moussavou, fixe les prix du poisson péché localement de façon artisanale. Cet arrêté ne concerne nullement la pêche industrielle. « Il y a un prix à la pirogue. Après il y a un prix pour la mareyeuse. Enfin l’arrêté détermine un autre prix sur les marchés. Ces prix fixés par le gouvernement sont des plafonds. On ne doit pas les dépasser ». Maintenant, si le vendeur décide de vendre plus bas « c’est autorisé », précise Emmanuel Eyeghe Nze.

Il est hors de question que les pécheurs ne respectent pas ces prix. « Ces prix ont été discutés avec eux avant la signature de l’arrêté par les membres du gouvernement ».

Pour les fixer, le gouvernement a pris en compte plusieurs facteurs : l’évolution du prix du carburant, l’évolution des prix des matériels de pêche. Mais ces prix « ont une validité de 6 mois ». Après 6 mois, le gouvernement verra si les facteurs ont changé. Il pourra alors décider de maintenir les prix ou de les faire évoluer.

La pêche artisanale est synonyme de poisson frais. « C’est la pêche par pirogue », explique Emmanuel Eyeghe Nze. Au Gabon, le poisson pêché en canot coûte un peu plus cher que le poisson surgelé et celui congelé.


Pamphil EBO

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