Positionner la CEEAC comme un véritable levier d’intégration

Les travaux de la 2ème réunion ministérielle du comité de pilotage de la réforme institutionnelle de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique centrale ont débuté ce jeudi 25, pour s’achever samedi 27 juillet 2019, à Libreville, avec pour objectif central, l’examen et la validation de quatre autres textes d’avant-projet en vue de briser les derniers écueils qui empêchent à la CEEAC de se muer en véritable outil d’intégration.

Ouverte par le ministre gabonais des Affaires étrangères par ailleurs, président dudit comité, Alain-Claude Bilié-By- Nzé, en présence de ses pairs de la sous-région, cette 2ème réunion prend fin après trois jours de travaux.

Ce sont les ministres en charge de l’intégration régionale de la sous-région, ceux de la défense et de la sécurité, en plus des partenaires financiers et techniques de la CEEAC qui étudient et valident les quatre instruments juridiques essentiels à l’accélération du processus de la réforme de la CEEAC et d’intégration.

Ils doivent se pencher sur le cadre organique de l’institution, le statut du personnel, le règlement financier, et le protocole relatif au conseil paix et sécurité de l’Afrique centrale (COPAX), pour fixer un nouveau cap à la CEEAC.

Ce second acte qui vient à la suite du premier élaboré en juin 2019, par le comité technique des Etats membres à Libreville, devrait aboutir à la validation de ces quatre instruments juridiques qui seront ensuite adoptés par les Chefs d’Etats des pays membres.
« La validation de ce texte devrait permettre à la CEEAC de se positionner fermement comme outil véritable d’intégration. Seule une CEEAC profondément réformée et modernisée pourra contribuer, de manière adéquate, à la réalisation de la vision continentale contenue dans l’agenda 2063 de l’Union Africaine (UA), et à celui des différents chefs d’Etat de la sous-région visant à redonner à l’Afrique centrale sa place de plaque tournante continentale que lui confère sa position géographique », a souligné le ministre gabonais des Affaires étrangères.

C’est en ce sens que le mécanisme de maintien de la paix de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (COPAX), sera examiné plus en profondeur.

Suspendu lors de la précédente réunion du comité de pilotage de la réforme, le COPAX sera traité avec plus d’acuité, notamment par les ministres en charge de la défense et de la sécurité des Etats membres.
Pamphil EBO

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