Durcissement des conditions d’obtention de la licence de taxi

Dans un communiqué paru jeudi 18 juillet 2019, le ministre des Transports et du tourisme, Justin Ndoundangoye, a sorti des tiroirs de son département quatre décrets et trois arrêtés qui durcissent les conditions d’exercice du métier de conducteur de taxi et sécurisent le passager.

Les transporteurs urbains et suburbains sont sommés de s’aligner aux normes en vigueur en terre gabonaise pour exercer le métier de transporteurs urbain et interurbain. Ils ont trois mois, avant que les forces de l’ordre les obligent à appliquer cette décision gouvernementale.

Chose promise, chose due. Lors de la réunion avec les transporteurs, le 4 juillet 2019, le ministre des Transports et du tourisme Justin Ndoundangoye, avait indiqué que la régulation de la profession de conducteur fait partie des priorités de son action.

Il avait aussi déclaré aux opérateurs du secteur que les mesures d’exploitation de taxi en République gabonaise pour la sécurisation des usagers seront désormais mises en application.

Le premier décret qui sera désormais appliqué est le décret N°0095/PR/MTMM du 28/02/2000 qui fixe les conditions d’exercice de la profession de conducteur de taxi.

Le second porte le N°00096/PR/MTAC du 09/02/2004 et oblige chacun des candidats à la fonction de transporteur urbain ou interurbain, à suivre une formation professionnelle pour les véhicules effectuant le transport public routier des personnes ou de marchandises.

Plusieurs taximen ne maîtrisent pas le code de la route. Ce qui occasionne de nombreux accidents. Pour remédier à cette situation, le ministre va maintenant faire appliquer l’arrêté N°00096/MTMM/DGTT du 27 juillet 2000 portant sur l’organisation des tests d’aptitudes à la profession de conducteur de taxi.

Il pèsera aussi de tout son poids pour faire appliquer l’arrêté N°000006/PM/MTMM du 15 janvier 2001 portant création d’une commission spéciale de validation de la carte professionnelle de taxi.

« Nous avons ce qu’on peut appeler la carte professionnelle de conducteur de taxi. Il va falloir que les uns et les autres soient reconnus d’abord comme conducteur de taxi. Après la formation, on va délivrer la carte professionnelle. Aujourd’hui, on monte à bord d’un taxi on ne sait même pas qui est en face de nous. Est-il taximan ou non ? », s’était insurgé le ministre Justin Ndoundangoye.
« Il y a d’autres qui ne maîtrisent pas la ville. Il y a encore d’autres qui appliquent la nouvelle course à 4000 FCFA», avait fustigé le ministre. En fait, chaque transporteur faisait ce qu’il voulait.

Des lois et des arrêtés trop souvent passé inaperçues, que le gouvernement a demandé au ministre des Transports d’appliquer avec une plus grande rigueur pour la sécurité des usagers.

Le gouvernement ne passera plus aussi l’éponge sur les mesures d’exploitation des taxis en milieu urbain. Ledit communiqué rappel les dispositions légales des conditions et modalités sont portés par deux décrets et un unique arrêté.

Le décret N°311/PT/MTAC du 02avril 2004 fixant les conditions et les modalités d’exploitation à titre onéreux des véhicules assurant le transport public en commun des personnes.

L’arrêté N°00002/MTMM/SG/DGTT du 14 janvier 2000 fixant les conditions de délivrance des licences de transports routiers de voyageurs et de marchandises.

Les acteurs du secteur sont ainsi sommés de se mettre en règle dans les trois prochains mois au risque de se voir sanctionner. Les forces de l’ordre seront sollicitées pour l’application stricte de ces décrets et arrêtés. Une action qui prouve à suffisance la volonté de l’Etat d’assurer une meilleure protection des usagers de la route.

Rhona Charline M’WENKONDET

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