Un premier trimestre 2019 plombé par la flambée des prix

La note de conjoncture du 1er trimestre 2019, qui ne souffre d’aucune contestation vient d’être publiée. Comme agissant en synergie, d’intenses pressions inflationnistes ont été exercées dans l’Estuaire, sur les produits de première nécessité durant les trois premiers mois de l’année 2019.

Pour la direction générale de l’économie et de la politique fiscale auteur officiel de la note de conjoncture du 1er trimestre 2019, l’inflation mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation des ménages d’Owendo, d’Akanda, et Libreville a connu d’intenses pressions comparées à l’année 2018.

Ces communes ont affiché un taux de 4,7% en moyenne annuelle contre 2,7 % sur la même période en 2018. En glissement annuel, les prix ont progressé de 3% contre 3,4 % en mars 2018.

Ce qui techniquement porte l’indice global à 142,5 points en moyenne au premier trimestre 2019 contre 136 points sur la même période l’année d’avant.

La flambée des prix des produits alimentaires et des boissons alcoolisées (+5,6), du logement, de l’eau, du gaz, de l’électricité, (+5%), du transport (5, 1%), des communications (+10, 6%), de l’enseignement (+24, 3%) et la santé (+5,9), a asséné un sérieux coup au moral des habitants de la capitale.

La note de conjoncture du 1er trimestre 2019 révèle comment la mise en place de la nouvelle mercuriale sur les produits alimentaires, n’a fait qu’entraîner de fortes variations des prix de ces denrées des denrées alimentaires. La nouvelle mercuriale a été un coup d’épée dans l’eau.

Preuves à l’appui, le prix du pain, des céréales (+9,4), des légumes et les tubercules, (+19,8%), ont grimpé encore.

Cette fluctuation à tendance haussière, de l’offre de ces produits agricoles sur le marché, s’expliquerait par les conditions d’exploitation défavorables à la production depuis le début de l’année, juge la note de conjoncture du 1er trimestre 2019.

Les prix du transport, ont incontestablement progressé de 5, 1% suite à un effet combiné de la baisse de l’offre de transport en commun en milieu urbain et de l’indexation des prix du carburant à la pompe.

Le carburant a vu sa valeur augmenter puis se stabiliser de +5,1% à 650 FCFA pour le litre d’essence et + 9,6% à 611,7 FCFA le litre de gasoil en moyenne annuelle.

Rhona Charline M’WENKONDET

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