Un technicien et conservateur à la tête des Eaux et Forêts

Par décret présidentiel portant modification de la composition du gouvernement, Lee White a été promu au rang de Ministre de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement, Chargé du Plan Climat.

Ali Bongo Ondimba a vraisemblablement décidé de faire le grand ménage et de faire apparaître de nouvelles têtes au premier rang. C’est le cas de son Conseiller Spécial et désormais ancien Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale de la Protection de la Nature (ANPN), Lee White.

Arrivé au Gabon, il y a 30 ans et bénéficiaire de la nationalité gabonaise sur décision de Feu Omar Bongo Ondimba, il a passé plus de 20 ans à la Wildlife Conservation Society (WCS), un des leaders mondiaux de la préservation de l’environnement. Lee White occupera les fonctions de chercheur sur le changement climatique et négociateur auprès de la commission des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCC) pour le compte du Gabon.

Titulaire d’un doctorat en zoologie et études des espèces animales, Lee White prendra la tête de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux et développera celle-ci d’année en années pour en faire un des fers de lance et bras armé du Gabon en matière de préservation de la nature, lutte contre les trafics d’être humains et des espèces menacées, développement des ressources naturelles et mise en oeuvre de l’économie verte dans le pays. L’un de ses principaux faits d’armes aura été d’avoir impulsé la création des parcs nationaux et des aires marines protégées, ce qui vaudra au Gabon une reconnaissance à l’internationale et fortifiera le leadership environnemental d’Ali Bongo Ondimba au sein du continent.

Au-delà de la préservation, il est désormais de notoriété publique que l’ANPN joue un rôle essentiel dans la sécurité du territoire avec une lutte acharnée contre les trafiquants d’or et d’ivoire. L’unité d’élite de l’ANPN nommée CIAR sera à l’origine des découvertes sur le trafic de bois trop longtemps mené dans le pays et jouera un rôle majeur dans le démantèlement du réseau chinois en collaboration avec l’Environmental Investigation Agency (EIA).

Cette nomination apparaît comme une juste récompense du travail mené par ce gabonais d’adoption et il reste maintenant à savoir si celui-ci saura être à la hauteur de la tâche qui l’attend. Au moment où les attentes nationales et internationales sont au plus fort suite au Kevazingogate qui avait entraîné le limogeage de l’ancien ministre, Guy-Bertrand Mapangou.

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