FRANCE : NICOLAS SARKOZY SERA EMMENÉ DE FORCE AU TRIBUNAL

Couvert par l’immunité présidentielle, il avait été cité comme témoin dans le cadre du procès des sondages de l’Elysée qui s’est ouvert lundi et pour lequel cinq de ses proches comparaissent. Alors qu’il avait prévu de ne pas se rendre au tribunal, la justice française vient d’ordonner son témoignage par la force s’il le faut.

Depuis son départ de l’Elysée, l’ancien Président français qui cumule déjà quelques condamnations est un habitué des affaires. Il est mis en examen dans plus de 10 affaires, un parcours judiciaire qui fait doucement rire en Afrique où on se souvient des discours moralisateurs d’un certain « Monsieur le Président Sarkozy ».

Si Nicolas Sarkozy n’est pas poursuivi dans cette affaire, la justice française estime néanmoins que le témoignage de l’ancien président est nécessaire pour la manifestation de la vérité. En effet, le tribunal « considère qu’il résulte de l’ordonnance dont il est saisi que le témoignage de Nicolas Sarkozy est effectivement (…) nécessaire à la manifestation de la vérité » et qu’il est « susceptible d’avoir une influence sur les faits reprochés aux prévenus », a souligné le président.


Cinq anciens proches de Nicolas Sarkozy, dont l’ex-secrétaire général de la présidence Claude Guéant, sont jugés pour des soupçons de favoritisme et de détournement de fonds publics dans le cadre de contrats de conseil et de sondages qui datent de 2007 à 2012.


Au total, 7,5 millions d’euros d’argent public, qui n’ont pas fait l’objet de publicité ni d’appel d’offres, sont considérés par le Parquer national financier (PNF) comme relevant du favoritisme. Ce procès, dans lequel cinq de ses anciens proches comparaissent, s’est ouvert lundi, à Paris, en l’absence de l’ancien chef de l’Etat, couvert par son immunité présidentielle.