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Journée nationale de la femme: « La femme rurale et autochtone mise à l’honneur »

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- Le Gabon a célèbré en différé ces 24 et 25 avril, la 20e  édition de la Journée nationale de la femme sous le thème : «la prise en compte des femmes rurales et autochtones : gage d’un développement inclusif et durable».

Ratifiée, le 21 janvier 1983 et organisée, le 17 Avril de chaque année, le thème adopté cette édition témoigne de la volonté, de promouvoir et de défendre les droits de la femme, tout en cherchant à améliorant  les conditions de la femme gabonaise, dans les domaines politiques, économiques, juridiques et sociaux en créant ainsi une synergie multidimensionnelle entre la femme rurale et celle urbaine.

Au Gabon, la politique sociale dédiée, à la femme est multi sectorielle. C’est pourquoi, le département  ministériel en charge de la famille et de l’enfance, a opté, cette année, pour célébrer cette grande fête, en synergie avec d’autres départements ministériels notamment : la décennie de la femme, l’économie, l’agriculture et la promotion des investissements privés.

«Promouvoir la femme rurale, c’est soutenir l’économie et le développement rural, consolider et matérialiser les efforts d’intégration nationale. La femme rurale mérite un soutien et un encadrement spécifiques», a déclaré Le ministre d’État, en charge de la famille et de l’enfance, Josué Mbadinga.

En effet, il n’est pas rare de voir, dans certaines contrées du pays, des femmes vivant seules, ou ayant perdu leur conjoint, ne sachant pas lire, ni écrire, sans situation confortable, ni revenus stables, subvenir aux besoins de leurs progénitures, grâce, à leur sens aiguë de l’organisation et à la gestion rigoureuse des maigres ressources qu’elles tirent généralement de l’agriculture, de la pêche, de l’artisanat ou de petit commerce.

 «Ce sont ces femmes, qui, grâce, à leur génie créateur, à leur sens du devoir bien fait, à leur persévérance et leur courage, ont donné à la nation, des cadres de haut niveau qui font la fierté du Gabon d’aujourd’hui », a magnifié le Ministre en charge de la famille et de l’enfance.

La politique de la promotion de la femme gabonaise a connu, au cours de ces dernières années, une accélération remarquable, dans la mise en œuvre de l’adoption des textes législatifs règlementaires avec la mise en place des structures d’appui en vue d’accompagner et d’autonomiser cette dernière.

«J’encourage les femmes de se réveiller pour prendre les droits qui sont les leurs. Nous ne devons plus nous désespérer. Car, nous avons des ONGs qui combattent pour nous. C’est pourquoi, vous devez dénoncer certains abus et  certaines discriminations subies par ces auteurs », a déclaré la présidente de la convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), Marie Anne Mboga.

La Convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes exige que la discrimination soit incorporée dans la Constitution et l’ignorance basée sur le genre.

«Nous devons nous battre de plus en plus afin d’obtenir tous nos droits de parité. la CEDEF a beaucoup fait. Mais nous ne devons pas croiser nos bras, il nous plus d’efforts pour tout arracher du gouvernement. C’est pourquoi, je mets nos sœurs parlementaires en garde, de faire tout ce qui est à leur pouvoir afin qu’on obtienne plus de droits. J’étais ministre, Je me suis battue à avoir ce dont nous bénéficions aujourd’hui à savoir : la promulgation de la loi no 002/2015, du 25 Juin 2015 modifiant et abrogeant certaines dispositions de la deuxième partie du code civil, l’inceste, l’adultère, le capital décès du conjoint survivant etc… Il nous faut battre, pour obtenir du gouvernement certaines discriminations qui nous restent à l’égard de la femme», a précisé la modératrice, Dr Honorine Nzet Biteghe.

Toute discrimination, toute distinction, exclusive, fondée sur le sexe demeurent des maux dont sont victimes les femmes. Le comité de la CEDEF invite le gouvernement à combattre les inégalités sur le genre en veillant à éliminer toutes formes de discriminations d’où qu’elles viennent. Il recommande au Gabon, d’inscrire dans sa constitution d’autres lois pertinentes telles que : les violences basées sur le genre et la formation des femmes rurales et urbaines. Il faut que les femmes intensifient leurs activités.

 «Nous devons mettre en place, unsystème complet d’indicateurs relatifs au genre, pour améliorer la collecte des données ventilées par sexe. Nous avons eu de la parité, mais, j’ai peur que celle-ci ne soit pas contreproductive», a indiqué un membre de la convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), Nicole Nguema Metogo.

Les célébrations de cette année ont amenées les participantes, d’approfondir la réflexion  en vue d’enrichir et d’affiner les programmes, pour une meilleure prise en charge de la femme rurale dans les politiques publiques.

Le ministre d’État, en charge de la famille et de l’enfance a, au terme de son allocution rappelé à l’ensemble des participants, que ce thème choisi qui demeure en adéquation avec les préoccupations de la soixante deuxième session de la condition de la femme tenue, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU), obéit aux orientations de ladite institution onusienne, pour identifier les peuples premiers, appelés « autochtones ».

«Promouvoir la femme, c’est prendre en compte les femmes de toutes les catégories, de tous ces milieux et de toutes les conditions. C’est aussi et surtout lutter contre la pauvreté, les préjugés, les discriminations et l’exclusion», a-t-il conclu.

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