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La Guinée équatoriale expulse plus de 200 migrants interpellés en mer

LIBREVILLE, GABON (medias241.com) – Les autorités équato-guinéennes ont procédé vendredi à l’expulsion vers le Nigeria de plus de 200 migrants, interceptés en mer le 12 décembre alors qu’ils tentaient de rejoindre le Gabon, ont rapporté samedi les médias d’Etat.

Après avoir été retenus pendant une dizaine de jours dans un commissariat de la capitale, Malabo, “les gardes-côtes les ont reconduits en mer jusqu‘à la frontière avec le Nigeria”, ont ajouté les médias.

Lors de leur embarquement à Malabo, des diplomates des pays concernés étaient présents, selon des images diffusées à la télévision d’Etat.

Ces 205 migrants, tous Ouest-africains, avaient été interceptés à bord de leurs pirogues le 12 décembre par les gardes-côtes équato-guinéens, au large de Malabo, située sur l‘île de Bioko en plein golfe de Guinée. Originaires du Nigeria, du Togo et du Bénin, ils avaient dit vouloir se rendre au Gabon.

L’Afrique de l’Ouest est une terre d’émigration depuis la période coloniale, avec d’importants mouvements de population des pays du centre de la sous-région vers les pays côtiers, mais aussi vers d’autres pays africains (Gabon, Congo, Cameroun) et, dans une moindre mesure, vers les anciennes métropoles coloniales (France, Grande Bretagne, Portugal).

Le Gabon et la Guinée équatoriale voient arriver depuis des années à leurs frontières terrestres et maritimes de nombreux migrants africains attirés par l‘économie relativement forte de ces deux pays pétroliers.

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont longtemps été réticents à la mise en place de la libre circulation en Afrique centrale – finalement actée fin octobre – par peur que cela ne crée un appel d’air pour une immigration plus massive. La question migratoire est particulièrement sensible au Gabon, où vivent de nombreux étrangers, dont beaucoup sont des clandestins.

Ces dernières années, l’arrivée fortement médiatisée et politisée de pirogues subsahariennes sur les côtes espagnoles et italiennes, a aussi donné à la sous-région une nouvelle image : celle d’un espace de « transit » d’où partiraient ces « milliers d’Africains » souhaitant rejoindre l’El dorado européen.

Malgré les difficultés inhérentes à cette volonté de «sortir», la mobilité reste plus que jamais perçue par les populations comme le meilleur moyen de sécuriser leur situation, à la fois d’un point de vue économique, politique, social et juridique. Si elle est « contrainte » pour des raisons politiques ou économiques, elle est aussi socialement valorisée.

Jouant un rôle de régulateur démographique et engendrant d’importants flux monétaires, ces migrations ont été un élément clé de la construction et du développement des Etats d’Afrique de l’Ouest et ont largement participé au processus d’intégration sous-régionale.

Enfin, il faut encore noter que la multiplication des plans d’actions, des recommandations et des conférences dans le domaine de la migration aujourd’hui se fait au détriment de leur mise en œuvre, de leur suivi, de leur coordination et de leur évaluation.

Ecrit avec AFP

 

 

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