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La violence sur les réseaux sociaux : quotidien des internautes

Entre 2017 et 2018, les violences dans les commentaires sur les réseaux sociaux ont augmenté de 66 %, révèle une étude publiée le 6 février. Face à ce phénomène, il devient urgent de mettre en place un guide des meilleures pratiques sur l’utilisation d’internet et de travailler activement à la légifération de cet espace de non-droit.

 

Le harcèlement en ligne est un phénomène en pleine expansion avec plus de la moitié des 18-30 ans qui déclarent avoir déjà été victimes de cyber violences qui peuvent revêtir plusieurs formes. Insultes, menaces, « revenge porn » ou encore diffamation, les exemples sont nombreux et les conséquences sont graves, parfois dramatiques.

 

L’anonymat semble libérer les plus bas instincts de certains internautes et l’impression d’impunité laisse ces délinquants cachés derrière un écran raconter tout et n’importe quoi sur internet. Certains, dont les très célèbres Thibaut Adjatys ou encore Jonas Moulenda, en ont fait un métier très grassement rémunéré en s’attaquant sur commande aux cibles de leurs commanditaires.

 

Afin de freiner ce phénomène, plusieurs pistes sont à l’étude : la première serait de mettre fin à l’anonymat sur internet. Cette proposition portée par la France et son secrétaire général, en charge du numérique, Mounir Mahjoubi est décriée par plusieurs experts qui voient cette solution comme un pansement sur une jambe de bois.

 

Le second serait la répression par la mise en place de lois et de sanctions lourdes à l’encontre d’auteurs de violences sur le web. On a tous en mémoire la convocation ordonnée par le Procureur de la République de Côte d’Ivoire dont avait fait objet les administrateurs de groupes whatsapp et Facebook afin de les édifier sur la responsabilité qu’ils porteraient en cas de dérives sur leurs plateformes. Seul hic à cette solution, l’obsolescence rapide des textes de lois par rapport à la vitesse de développement du numérique. En effet, l’évolution du cadre législatif accuse un retard important face à la mutation rapide et permanente de notre écosystème numérique.

 

La dernière solution est enfin la sensibilisation et la volonté d’obliger les utilisateurs à s’éduquer autour des dangers et des bonnes pratiques. Afin de rendre cette solution possible, un texte de loi pourrait imposer aux opérateurs de télécoms l’introduction de tutoriels sur les dangers et les bonnes pratiques du web. L’ANINF avait d’ailleurs essayé de prévenir les femmes contre une de ces violences en lançant en 2017 une campagne autour du « revenge porn », cette pratique qui veut qu’une personne divulgue des photos ou vidéos intimes d’une autre.

 

La multiplication des affaires autour de ce genre de pratiques aux conséquences dramatiques doivent interpeller les autorités et nécessitent la création d’une commission composée d’experts du domaine afin de trouver des solutions probantes à ce réel problème.

 

 

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