LES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX ONT AFFECTÉ LA FIABILITÉ DU RECENSEMENT DE 2018

La ministre de la Fonction publique a constaté une inadéquation entre les données présentées et la réalité. Un millier d’agents seulement n’ont jamais pu récupérer leurs bons de caisse.

Avant le recensement de 2018, l’administration publique gabonaise comptait plus de 110 000 agents publics pour une masse salariale de 700 milliards de FCFA. Le recensement de 2018, est intervenu  »uniquement pour vérifier la situation de poste de l’agent », précise la ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre.

Ce recensement avait pour objectif de savoir si l’agent était réellement en poste pour mériter  »son droit de salaire ».

Il a tout de même permis en 6 mois, d’engranger quelques effets positifs.  »Nous avons observé qu’un peu plus de 1000 agents n’ont pas récupéré leurs bons de caisse. Ils n’ont pas pu justifier leur présence au poste ».

Les effets du recensement de 2018, ont été relatifs, regrette-t-on à la Fonction publique.  »L’attestation de présence au poste exigée dépendait du desserage d’un secrétaire général. Manuellement, cela laissait beaucoup de flexibilité. La fiabilité des données n’était pas forcément au rendez-vous », admet Madeleine Berre.


Pamphil EBO