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Au Gabon, l’Association Colibri s’engage pour l’autonomie des jeunes

Ce vendredi 31 janvier 2025, l’association Colibri a marqué une nouvelle étape dans son programme de soutien à l’autonomie économique des jeunes en procédant à la remise de kits d’aide destinés à favoriser leur insertion professionnelle. Ce projet, ancré dans une approche de développement participatif, met l’accent sur trois secteurs clés : la restauration, l’entretien des espaces verts et la commercialisation de poissons.

Des jeunes acteurs de leur propre avenir

Les premiers bénéficiaires de cette initiative sont les « points focaux » de l’association : des jeunes directement issus des quartiers concernés, qui connaissent parfaitement les réalités locales et participent activement aux actions menées sur le terrain. Leur implication et leur expertise en font des partenaires précieux pour mieux cerner les besoins des populations.

À travers les différentes missions menées par Colibri, ces interactions de proximité ont permis d’identifier les obstacles rencontrés par ces jeunes et de proposer des solutions concrètes. L’octroi de matériel adapté constitue une première réponse pour leur permettre de lancer une activité génératrice de revenus, avec un accompagnement personnalisé visant à garantir la pérennité de leur projet.

Lancement du programme pilote « Initiative Entreprendre »

C’est dans cette dynamique que les responsables de « zone » – Nadège Fiocca, Frida Bibalou, Gauthier Landji Ebigha, Philippe Arsène Owono et Mael Engongah – ont donné le coup d’envoi de la phase pilote du programme « Initiative Entreprendre ». Ce dispositif a pour ambition de créer une véritable chaîne de solidarité entrepreneuriale, permettant à d’autres jeunes de profiter à leur tour d’un accompagnement adapté.

Les kits distribués sont destinés à divers domaines d’activité :

  • Équipement pour l’entretien des espaces verts (débroussailleuses)
  • Matériel de restauration (gazinières, congélateurs, vaisselle, denrées alimentaires)
  • Matériel pour la vente de poissons (sardines fumées)

Un engagement en faveur d’une jeunesse autonome et solidaire

L’association Colibri milite activement pour une jeunesse responsable et entreprenante, portée par des valeurs d’entraide et de solidarité. En soutenant des initiatives locales, elle participe à la diversification économique et à la construction d’un avenir plus prospère pour tous.

« Le chômage des jeunes est une problématique majeure. Fidèle à sa mission, l’association Colibri s’emploie à apporter des solutions concrètes en soutenant matériellement des initiatives locales porteuses de croissance. Encourager l’entrepreneuriat en faveur de l’autonomisation de la jeunesse reste au cœur de nos priorités. » a déclaréStéphane Ingheza, Secrétaire général de l’association Colibri.

Avec ce projet, Colibri confirme son rôle de catalyseur du changement en faveur de l’emploi des jeunes, offrant des perspectives durables et des solutions adaptées aux réalités du terrain.

72 milliards de FCFA de dettes de l’État à la SEEG : l’origine des délestages à Libreville?

Depuis plusieurs mois, le Grand Libreville est confronté à des délestages incessants, plongeant régulièrement ses habitants dans l’obscurité. Le 2 février, la capitale gabonaise a ainsi subi une coupure générale d’électricité d’une heure, sans qu’aucune explication n’ait été fournie aux populations concernées.

Lors de son audition devant le Parlement le 7 mai 2024, Joël Lehman Sandoungout, alors directeur général de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), a révélé que l’entreprise souffre de créances importantes, dont l’un des principaux débiteurs est l’État. Il a précisé que « la SEEG est liée à l’État par une concession d’exploitation, et que c’est donc à l’État d’assurer l’investissement, estimé à 475 milliards de FCFA. »  Cependant, l’État doit 72 milliards de FCFA à la SEEG et n’a pas payé une seule facture depuis cinq ans.

Ces dettes colossales entravent la capacité de la SEEG à investir dans l’entretien et le développement des infrastructures nécessaires à une distribution stable de l’électricité. Le manque de liquidités compromet également la maintenance des équipements existants, aggravant ainsi la fréquence et la durée des délestages.

Malgré le changement de dirigeants à la tête de la SEEG, avec trois directeurs généraux en l’espace d’un an, la situation ne s’est pas améliorée. Les habitants du Grand Libreville continuent de subir des coupures d’électricité récurrentes, sans perspective claire d’amélioration.

Face à cette crise énergétique sans précédent, il est légitime de s’interroger sur la responsabilité de l’État. En tant que principal actionnaire et débiteur de la SEEG, l’État gabonais doit assumer sa part de responsabilité et prendre des mesures concrètes pour régler ses dettes. Sans une intervention rapide et décisive, les délestages risquent de perdurer, avec des conséquences néfastes pour l’économie et le quotidien des Gabonais.

Il est impératif que l’État honore ses engagements financiers envers la SEEG afin de permettre à l’entreprise de fonctionner efficacement et de fournir un service de qualité aux citoyens. La résolution de cette crise passe par une prise de conscience et une action déterminée de la part des autorités compétentes.

Agropag : Quand Ndong Sima s’emmêle dans les méandres du népotisme et de l’opacité

Depuis plusieurs jours, l’opinion publique gabonaise s’interroge sur les zones d’ombre entourant le projet de mise en place d’un ranch de bovins, pour lequel plusieurs têtes de bétail sur les 1000 annoncées seraient déjà importées. Au cœur de la controverse : Agropag, l’entité en charge du projet, qui s’avère être une entreprise privée hébergée au sein même de la Primature. Plus troublant encore, l’un de ses administrateurs n’est autre que le propre fils de Raymond Ndong Sima, dentiste de formation et conseiller de son père à la tête du gouvernement de transition.

Face aux interrogations croissantes, Raymond Ndong Sima, a tenté une opération de communication qui n’a pas convaincu. Plutôt que d’apporter des réponses précises et chiffrées – ce que l’on serait en droit d’attendre d’un économiste de formation – il a préféré noyer le poisson, semblant appliquer à la lettre le fameux théorème de Charles Pasqua : « Créer une affaire dans l’affaire pour détourner l’attention ».
Ainsi, alors que le Gabon voyait sa note souveraine dégradée à un niveau proche de la cessation de paiement, Raymond Ndong Sima célébrait en grande pompe son anniversaire avec un tournoi de karaté.

Quelques jours et près deux ans après sa nomination, il lançait des mises en garde aux supposées brebis galeuses de l’administration publique, comme s’il découvrait soudainement les travers d’un système qu’il a lui-même servi en 2016. Mais c’est lors d’un récent plateau TV sur la chaine publique que le Premier ministre s’est livré à ce qui s’apparente à un véritable naufrage communicationnel, tentant de justifier toutes les polémiques qui l’assaillent.

Si la situation économique du Gabon exigerait une posture empreinte de discrétion et d’humilité, Raymond Ndong Sima semble suivre une trajectoire inverse. « Moi je vous dis, j’ai pris 4 milliards, j’ai mis 1000 bœufs sur le terrain. J’ai construit des hangars, j’ai fait des forages. » Au-delà de l’absence totale de transparence sur l’attribution des marchés relatifs à ces infrastructures, plusieurs questions cruciales restent en suspens.

L’opinion publique continue de se demander pourquoi le Premier ministre se positionne-t-il en principal porteur de ce projet, allant jusqu’à parler à la première personne de l’utilisation des fonds publics, alors qu’un ministre de l’Agriculture est censé être en charge du dossier ?
Pourquoi la société Agropag, entreprise privée, est-elle domiciliée à la Primature ? Cette institution abrite-t-elle un espace de co-working à l’insu de la population ?
Pourquoi le fils du Premier ministre occupe-t-il un rôle clé dans cette entité, dans un pays où le népotisme a longtemps gangrené l’appareil d’État ?

Enfin, où sont les éléments de transparence sur l’usage des fonds publics ? À ce stade, malgré des sorties médiatiques, ces interrogations restent sans réponse.Il ne fait aucun doute qu’une faute a été commise. Ce scandale ternit l’image d’un homme autrefois admiré, mais qui semble aujourd’hui s’égarer dans une posture arrogante. Conscient qu’il joue sans doute sa dernière partition politique, Raymond Ndong Sima estimerait-il qu’il n’a aucune explication à donner quand à l’usage de tout cet argent publique, on parle de plusieurs milliards de FCFA.

Pourtant lorsqu’il s’agit de l’argent public, les Gabonais sont en droit d’exiger des explications chiffrées, documents à l’appui.

Sport: Renault MBINDJOU prend les rênes de l’AS Mangasport 

L’AS Mangasport amorce une nouvelle ère avec l’arrivée de Renault MBINDJOU à la présidence du club. La passation de pouvoir a eu lieu le 1er février 2025 lors de l’Assemblée Générale Ordinaire de fin de mandat, organisée dans la salle de cinéma de la Cité Cadre de la COMILOG. Cet événement a été l’occasion de saluer le travail accompli par l’équipe dirigeante sortante, tout en se projetant vers les défis à venir.

Les défis de Renault MBINDJOU

Nommé à la présidence du club lors de cette Assemblée Générale, Renault MBINDJOU arrive avec une ambition claire : prolonger la dynamique de modernisation tout en consolidant la place de l’AS Mangasport au niveau national et régional.

Parmi les défis qui l’attendent :

  • Renforcer la compétitivité de l’équipe première, notamment en vue des compétitions nationales et africaines.
  • Pérenniser les sources de financement en diversifiant les partenariats et en optimisant les revenus commerciaux.
  • Structurer le centre de formation pour garantir un vivier de jeunes talents et préparer l’avenir.
  • Mobiliser les supporters et partenaires autour d’une identité club forte et fédératrice.

Le premier test de cette nouvelle présidence ne tardera pas à venir, puisque l’AS Mangasport affrontera l’Union Sportive de Bitam le 8 février 2025 dans un match décisif du National Foot 1. Une occasion idéale pour lancer ce nouveau chapitre sous les meilleurs auspices.

L’AS Mangasport invite ainsi ses supporters et partenaires à s’unir derrière Renault MBINDJOU et son équipe afin de poursuivre l’essor du club et écrire ensemble une nouvelle page de son histoire.

Un bilan positif sous Jean ONDO ELLA

Après cinq ans à la tête du club (décembre 2019 – janvier 2025), Jean ONDO ELLA laisse derrière lui un AS Mangasport transformé et renforcé. Son mandat a été marqué par plusieurs réalisations notables :

  • Modernisation du club avec une gestion plus professionnelle et adaptée aux standards actuels du football.
  • Création d’une boutique officielle, apportant une source de revenus supplémentaire et renforçant l’image du club.
  • Acquisition de moyens roulants, facilitant les déplacements des joueurs et réduisant les coûts logistiques.
  • Développement de partenariats stratégiques, notamment avec des entreprises locales et l’équipementier Umbro en 2022.
  • Assainissement des finances du club, permettant d’afficher un résultat d’exercice positif de 145 millions de francs CFA en fin de mandat.

Grâce à ces avancées, l’AS Mangasport s’est affirmé comme un acteur clé du football gabonais, prêt à poursuivre sa montée en puissance.

Bilie-By-Nze « Si j’ai fait du tort à quelqu’un, je m’excuse »

Le 1ᵉʳ février, lors du forum « Tout se dire » à l’immeuble AGL (ex-GML), Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre du Gabon, a saisi l’opportunité pour clarifier sa position face à un public avide de réponses. Il a exprimé son refus de porter seul la responsabilité des erreurs passées et a présenté une demande de pardon pour ses éventuelles fautes.

Refus d’être le seul comptable du passé

Face à des critiques virulentes, Bilie-By-Nze a fermement rejeté l’idée de se voir attribuer seul la responsabilité de la situation politique et économique du pays. « Ceux qui, aujourd’hui, veulent faire porter toutes ces responsabilités à un seul, ce sont ceux qui ont le plus de débats sur ce qui s’est passé en 2023 », a-t-il affirmé, soulignant qu’il n’était pas le seul acteur d’un système politique complexe.

L’ancien Premier ministre a challengé ses détracteurs, les invitant à apporter des preuves tangibles des accusations qu’ils formuleraient à son encontre : « Il existe dans notre pays des rumeurs qu’on diffuse les uns aux autres. Mais il n’y a jamais quelqu’un qui va se lever pour vous dire : ‘J’étais présent », a-t-il insisté. Il a rappelé que ses actions en tant que porte-parole étaient soumises à des processus collectifs et à des décisions prises en équipe. Ainsi, il refuse de porter le fardeau des erreurs passées seul.

Une introspection et une demande de pardon

Dans un moment d’introspection rare et sincère, Bilie-By-Nze a présenté des excuses aux Gabonais pour les erreurs qu’il aurait pu commettre durant son parcours politique. « Si j’ai fait du tort à quelqu’un, je m’excuse », a-t-il déclaré, admettant qu’il avait défendu son camp sans toujours prendre la mesure de l’ensemble des enjeux. Il a poursuivi : « J’ai défendu ma religion d’État, ma vision des choses, mais il ne peut pas y avoir qu’une seule vision des choses. » Loin de se cacher derrière son rôle passé, il a reconnu ses limites et l’ampleur des erreurs commises, soulignant qu’il avait désormais un regard lucide sur le passé.

Ce moment de réconciliation avec lui-même et avec le peuple gabonais a été un acte symbolique fort, en dépit de son refus de continuer à être le bouc émissaire d’un système qu’il n’a pas créé seul. Bilie-By-Nze a insisté sur le fait que la situation actuelle du pays ne pouvait plus perdurer, et qu’un changement profond était nécessaire. Il a également réaffirmé son désir d’une rupture avec ce système politique, estimant que celui-ci n’avait jamais fonctionné et ne fonctionnerait plus à l’avenir. Il a précisé qu’il n’était pas de ceux qui cherchaient à maintenir un statu quo destructeur pour le Gabon.

Vers un changement collectif

Dans ses déclarations, Bilie-By-Nze a souligné la nécessité d’une prise de responsabilité collective pour en finir avec les pratiques politiques du passé. « Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un qui a fait la même chose pendant 60 ans de changer », a-t-il argumenté, appelant à un changement radical dans la gouvernance du pays. Selon lui, il ne suffit pas de demander à un seul homme de porter l’entière responsabilité des erreurs passées ; c’est l’ensemble du système et des acteurs politiques qui doivent se remettre en question.

Son appel à la transformation du pays s’est accompagné d’une volonté de responsabilité partagée. Il a affirmé que, même si les Gabonais choisissaient de poursuivre dans la même direction, il ne pourrait pas soutenir un système qu’il jugeait irrémédiablement défaillant. Sa demande de pardon et son appel à la réconciliation nationale ouvrent ainsi la voie à une réflexion collective sur l’avenir du Gabon.

Alain-Claude Bilie-By-Nze : une nouvelle posture politique entre écoute et distance

Salle archicomble, tension palpable, attentes nombreuses. Ce 1er février, l’immeuble AGL, ex-GML, a abrité le forum « Tout se dire », une rencontre au cours de laquelle Alain-Claude Bilie-By-Nze s’est prêté à un exercice de transparence face à des Gabonais en quête de réponses. Ils étaient nombreux à vouloir l’interroger sur son rôle dans le maintien au pouvoir de la famille Bongo, sa responsabilité dans la gestion des événements électoraux et post-électoraux, ainsi que sur le bilan de son action lorsqu’il était aux affaires.  

Si ce forum ne saurait se substituer à un comité Vérité, Justice et Réconciliation, il aura eu le mérite d’apporter des éclaircissements sur plusieurs zones d’ombre qui alimentent le débat public depuis des années. Une occasion pour l’ancien Premier ministre de briser le silence et de se repositionner sur l’échiquier politique.  

Dans un contexte où la défiance envers les anciens dirigeants demeure forte, Alain-Claude Bilie-By-Nze a tenu à établir un contact direct avec les citoyens :  

« J’ai accepté de venir cet après-midi, passer un bon moment avec des compatriotes, des concitoyens, dans une proximité immédiate, sans qu’il y ait d’intermédiaire entre nous, sans que ça soit par les médias. »  

En se soumettant aux questions parfois incisives du public, il a voulu démontrer qu’il entendait les critiques et qu’il était prêt à y répondre. Une posture qui tranche avec l’image souvent attribuée aux responsables politiques, perçus comme éloignés des réalités du peuple.  

Cette volonté d’écoute, Bilie-By-Nze l’inscrit dans une réflexion plus large sur le rapport entre les gouvernants et les gouvernés :  

« Depuis le 30 août, j’ai pris le temps d’écouter. D’écouter à la fois les médias, les réseaux sociaux, mais aussi les compatriotes dans la proximité. Et j’ai pu mesurer à quel point, souvent, des choses nous ont été reprochées. Et souvent, nous n’avons pas entendu. »  

Un mea culpa implicite, qui vise à montrer qu’il a appris des erreurs du passé.  

L’un des moments forts de cette rencontre a été la clarification de son positionnement vis-à-vis du pouvoir en place. L’ancien Premier ministre a affirmé sans ambiguïté :  

« J’ai pris ma distance avec le CTRI et ce qui se fait. »  

Une déclaration qui marque une rupture avec les nouvelles autorités de transition et soulève des interrogations sur ses ambitions futures. Se pose-t-il en opposant ? Cherche-t-il à se repositionner en alternative crédible ? Si la question reste ouverte, son discours laisse transparaître une volonté de ne pas être assimilé aux décisions actuelles.  

Loin des déclarations politiques formatées, Alain-Claude Bilie-By-Nze a insisté sur sa disponibilité à répondre aux interrogations du public :  

« Je suis venu répondre à vos questions, à vos interrogations, vos concernements, dans cet exercice de proximité. »  

Un exercice délicat, mais nécessaire, dans un pays où le besoin de vérité et de reddition des comptes est devenu une exigence citoyenne. Son intervention à ce forum n’effacera pas les critiques, mais elle aura eu le mérite de mettre en lumière un homme en quête d’une nouvelle légitimité, tentant de redéfinir son rôle dans le Gabon post-30 août.  

Alain-Claude Bilie-By-Nze prépare-t-il un retour en politique sous une autre forme ? Cherche-t-il à solder les comptes du passé pour mieux rebondir ? Si son avenir reste incertain, une chose est sûre : il ne veut plus être dans le silence.

Affaire Michaella : le clan Siadous conteste la condamnation et fait appel

Dans une déclaration officielle adressée au Tribunal de Première Instance de Libreville, le 15 janvier 2025, le clan Siadous a annoncé son intention de faire appel du verdict rendu cinq jours plus tôt. Ce jugement, qui a conduit à la condamnation de Sieur SIADOUS Erwan pour viol avec violence et meurtre, soulève de nombreuses interrogations. En effet, plusieurs éléments du dossier semblent contradictoires, et l’enquête elle-même laisse entrevoir de nombreuses zones d’ombre.

Un rapport d’autopsie qui contredit la thèse de l’accusation

L’un des points centraux de cette affaire repose sur le rapport d’autopsie réalisé le 11 août 2023. Ce document officiel conclut de manière formelle que la mort de NGOUA Michella Dorothée est due à une asphyxie mécanique par strangulation. Or, il ne mentionne à aucun moment l’existence d’une agression sexuelle, ce qui remet en question l’accusation de viol avec violence retenue par la justice. Malgré cette contradiction évidente, les enquêteurs et magistrats ont maintenu cette hypothèse, sans apporter d’éléments factuels à l’appui. Cette incohérence fondamentale fragilise la crédibilité du jugement et alimente la contestation du clan Siadou.

Une enquête entachée d’incohérences

Au-delà de l’autopsie, d’autres éléments du dossier interpellent. Le tribunal a condamné SIADOUS Erwan en s’appuyant sur une version des faits qui pose problème. Selon cette thèse, il aurait transporté seul le corps de la victime sur une distance d’un kilomètre, de Sotega à Sociga. Or, aucun élément matériel ne vient corroborer cette hypothèse. Aucune preuve tangible n’a été apportée pour démontrer qu’il aurait pu accomplir un tel acte sans aide extérieure. De plus, le seul document médical officiellement versé au dossier réfute la thèse du viol, ce qui jette un doute supplémentaire sur la solidité de l’accusation.

Des contradictions flagrantes au sein du tribunal

Les divergences au sein même du système judiciaire gabonais ajoutent à la confusion. Le premier juge d’instruction du deuxième cabinet avait estimé qu’aucune preuve tangible ne pouvait être retenue contre les jeunes accusés. Pourtant, cette conclusion a été balayée par un autre magistrat et le procureur, qui ont choisi d’interpréter les faits différemment. Selon leur version, Anderson serait l’auteur du meurtre, mais il n’y aurait pas eu de viol. Dans le même temps, SIADOUS Erwan a été condamné pour ces deux chefs d’accusation. Cette contradiction interne au sein du tribunal soulève des doutes sur l’objectivité du jugement.

Des aveux extorqués sous la contrainte

Autre point préoccupant : les conditions dans lesquelles les accusés ont été interrogés. Selon les avocats du clan Siadou, les jeunes concernés auraient été soumis à des pressions psychologiques intenses et forcés à faire des aveux sous la contrainte, sans la présence d’un avocat ou d’un parent. Cette situation constitue une violation flagrante des droits de la défense et remet en cause la validité des déclarations obtenues dans de telles circonstances. De plus, des allégations de torture durant l’enquête viennent encore fragiliser la crédibilité du dossier.

Un appel pour exiger un réexamen du dossier

Face à ces nombreuses irrégularités, le clan Siadou exige une réévaluation complète de l’affaire. Il demande un nouvel examen approfondi des faits, basé sur des preuves irréfutables et une analyse plus rigoureuse des circonstances entourant la mort de la victime. L’objectif de cet appel est clair : obtenir un procès équitable et faire toute la lumière sur une affaire entachée de doutes et d’incohérences.

Un autre détenu toujours en prison malgré son acquittement

Par ailleurs, le clan Siadou s’indigne du maintien en détention d’Anderson, pourtant déclaré non coupable le 10 janvier 2025. Cette situation renforce encore les interrogations sur le fonctionnement de la justice dans ce dossier et alimente les soupçons d’un traitement partial des accusés.

Un combat pour la justice et la vérité

L’affaire Michaella ne se limite pas à une simple condamnation contestée. Elle met en lumière des dysfonctionnements inquiétants du système judiciaire, où des incohérences manifestes et des violations des droits de la défense semblent avoir été ignorées. Le clan Siadou ne compte pas baisser les bras et espère que cet appel permettra de rétablir la vérité. Seule une réévaluation rigoureuse du dossier pourra garantir une justice impartiale et éviter qu’une éventuelle erreur judiciaire ne soit commise.

PDG: Blaise Louembe pour tourner la page Ali Bongo

Le Parti démocratique gabonais (PDG) amorce une nouvelle ère avec l’élection de Blaise Louembe à sa tête. Lors de son 13e congrès extraordinaire, tenu le jeudi 30 janvier 2025, l’ex-parti au pouvoir a adopté des amendements statutaires et organisationnels visant à redéfinir son avenir, marquant ainsi une rupture symbolique avec l’ère d’Ali Bongo Ondimba.

Présidé par Faustin Boukoubi, cet important rassemblement politique a acté la fin du directoire provisoire mis en place après la chute du régime Bongo. L’élection par acclamations de Blaise Louembe en tant que président du parti ainsi que la nomination d’Angélique Ngoma au poste de secrétaire générale illustrent une volonté de restructuration profonde du PDG.

Selon les organisateurs, les amendements statutaires n’ont pas bouleversé les fondamentaux du parti, mais ont permis d’apporter des ajustements nécessaires. Désormais, le parti réaffirme son adhésion aux « idéaux du Grand camarade Omar Bongo Ondimba » tout en instaurant un président du parti aux prérogatives clairement définies.

Autre mesure forte de ce congrès : la restauration de l’emblème originel du PDG. Le symbole de la main pomme ouverte avec le nœud gordien, modifié sous l’ancien directoire, fait son retour officiel. Ce choix traduit une volonté de renouer avec les fondements historiques du parti et de se démarquer des orientations prises sous Ali Bongo.

Par ailleurs, l’incompatibilité entre l’adhésion au PDG et l’appartenance à une autre formation politique ou association à caractère politique a été rappelée avec fermeté. Tout contrevenant s’expose à des mesures disciplinaires.

En élevant Blaise Louembe à la tête du PDG, les militants et cadres du parti envoient un signal fort : tourner définitivement la page Ali Bongo. Ancien ministre et fidèle du régime Bongo-père, Louembe incarne à la fois une continuité historique et une rupture avec la dernière décennie marquée par la défiance populaire.

Reste à savoir si cette transformation suffira à redorer l’image du PDG dans un paysage politique où il demeure largement contesté. Avec un congrès ordinaire en préparation et une commission ad’hoc chargée de réviser les textes du parti, le chantier de reconstruction ne fait que commencer.

Persis Essono : De la fraude au FGIS à l’occupation illégale du siège de Réagir

Après avoir été démis de ses fonctions à la tête du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) pour falsification de son CV, Persis Lionel Essono Ondo est à nouveau au cœur d’un scandale. Cette fois, il est accusé d’occuper illégalement le siège du parti politique Réagir, qu’il dirigerait de manière frauduleuse après avoir été nommé « président intérimaire » par François Ndong Obiang.

D’après un communiqué du parti Réagir en date du 30 janvier, ni Persis Essono ni François Ndong Obiang ne sont encore membres de la formation politique. Tous deux ont été exclus le 11 novembre 2024 pour « manquements graves aux statuts, falsification et atteinte à l’unité du parti ». Pourtant, malgré cette exclusion officielle, Essono s’accroche à la présidence intérimaire du mouvement et tente d’en imposer son autorité.

Contestant son exclusion, il avait saisi la justice pour demander la cessation des troubles. Mais le 11 décembre dernier, le juge a rejeté sa requête, la déclarant « irrecevable ». Un coup dur pour celui qui tente de s’imposer à la tête d’un parti qui ne le reconnaît plus.

Loin d’abandonner, Persis Essono aurait choisi la manière forte. Selon le communiqué de Réagir, le 18 décembre 2024, il aurait pénétré dans les locaux du parti au Bas de Gué-Gué par effraction et avec violence, accompagné de ses partisans. Il y aurait installé des hommes cagoulés et armés ainsi que des chiens pour empêcher l’accès aux membres légalement désignés par le secrétariat exécutif.

Face à cette situation, Réagir affirme vouloir privilégier la voie judiciaire pour récupérer son siège. Mais cette nouvelle bataille judiciaire s’annonce tendue, d’autant plus que chaque camp semble déterminé à faire valoir son bon droit.

Cette affaire vient s’ajouter à la controverse qui avait déjà entaché la carrière de Persis Essono. Ancien patron du FGIS, il avait été écarté de ce poste en raison de la falsification de son CV. Une affaire qui avait fait grand bruit et qui avait mis en lumière des irrégularités troublantes dans son parcours.

Aujourd’hui, le même homme est accusé de manipulations au sein de Réagir, avec des méthodes pour le moins contestables. La justice tranchera-t-elle une fois de plus contre lui ?

a fraude au FGIS à l’occupation illégale du siège de Réagir

Après avoir été démis de ses fonctions à la tête du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) pour falsification de son CV, Persis Lionel Essono Ondo est à nouveau au cœur d’un scandale. Cette fois, il est accusé d’occuper illégalement le siège du parti politique Réagir, qu’il dirigerait de manière frauduleuse après avoir été nommé « président intérimaire » par François Ndong Obiang.

D’après un communiqué du parti Réagir en date du 30 janvier, ni Persis Essono ni François Ndong Obiang ne sont encore membres de la formation politique. Tous deux ont été exclus le 11 novembre 2024 pour « manquements graves aux statuts, falsification et atteinte à l’unité du parti ». Pourtant, malgré cette exclusion officielle, Essono s’accroche à la présidence intérimaire du mouvement et tente d’en imposer son autorité.

Contestant son exclusion, il avait saisi la justice pour demander la cessation des troubles. Mais le 11 décembre dernier, le juge a rejeté sa requête, la déclarant « irrecevable ». Un coup dur pour celui qui tente de s’imposer à la tête d’un parti qui ne le reconnaît plus.

Loin d’abandonner, Persis Essono aurait choisi la manière forte. Selon le communiqué de Réagir, le 18 décembre 2024, il aurait pénétré dans les locaux du parti au Bas de Gué-Gué par effraction et avec violence, accompagné de ses partisans. Il y aurait installé des hommes cagoulés et armés ainsi que des chiens pour empêcher l’accès aux membres légalement désignés par le secrétariat exécutif.

Face à cette situation, Réagir affirme vouloir privilégier la voie judiciaire pour récupérer son siège. Mais cette nouvelle bataille judiciaire s’annonce tendue, d’autant plus que chaque camp semble déterminé à faire valoir son bon droit.

Cette affaire vient s’ajouter à la controverse qui avait déjà entaché la carrière de Persis Essono. Ancien patron du FGIS, il avait été écarté de ce poste en raison de la falsification de son CV. Une affaire qui avait fait grand bruit et qui avait mis en lumière des irrégularités troublantes dans son parcours.

Aujourd’hui, le même homme est accusé de manipulations au sein de Réagir, avec des méthodes pour le moins contestables. La justice tranchera-t-elle une fois de plus contre lui ?

Crise politique : L’UDIS réclame la réhabilitation de son président 

L’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a dénoncé, dans une déclaration publique lue par sa secrétaire permanente Cynthia Lays Amorissani, une grave atteinte aux principes démocratiques et à l’État de droit au Gabon. Le parti s’insurge contre la situation de son président dont le domicile a été encerclé et perquisitionné le 20 novembre 2024 par des forces armées, sur ordre du Parquet de la République.

L’UDIS conteste fermement la légitimité de cette opération, qualifiée d’« intimidation politique ». Selon le parti, l’usage d’un commando armé de la Garde Républicaine pour exécuter un ordre judiciaire dans une affaire supposée de mœurs témoigne d’une dérive autoritaire. De plus, le siège du parti a été saccagé, et une importante somme d’argent ainsi que des biens personnels ont été confisqués lors de la perquisition du domicile de son président.

Pour l’UDIS, ces événements ne laissent aucun doute sur la nature politique de l’attaque visant Hervé Patrick Opiangah. Le parti estime que cette situation découle directement de sa prise de position contre le référendum constitutionnel du 16 novembre 2024. Il dénonce une tentative manifeste d’étouffement des voix discordantes et une atteinte aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’opinion et d’expression.

Face à cette situation, le parti interpelle la communauté nationale et internationale, dénonçant le non-respect des conventions et principes démocratiques. Il rappelle que l’État de droit impose à tous, gouvernants comme gouvernés, le respect des lois et des normes juridiques établies.

L’UDIS exige le retour immédiat et sans condition de son président, ainsi que la réhabilitation de son honneur. Il assure à Hervé Patrick Opiangah un soutien indéfectible et appelle à la mobilisation de ses militants et sympathisants pour défendre la justice et la démocratie au Gabon.

Le parti réaffirme sa détermination à poursuivre son combat pour une démocratie véritable et un État respectueux des droits et libertés de chaque citoyen. « L’UDIS, votre maison, vous attend plus que jamais », a conclu Cynthia Lays Amorissani dans son allocution.

Pendant que Ndong Sima jouait au karaté, la note souveraine du Gabon s’effondrait

La scène serait comique si elle n’était pas tragique. Alors que l’agence Fitch Ratings, l’une des principales institutions de notation financière mondiale, abaissait la note souveraine du Gabon à « CCC » — un niveau proche du défaut de paiement —, le Premier ministre Raymond Ndong Sima s’offrait un stage de karaté et participait à un tournoi de songo.

Ce choix de priorités laisse pantois, surtout dans un contexte où l’incapacité manifeste de son gouvernement à répondre aux défis économiques est exposée à la lumière crue des faits. Pis encore, Ndong Sima se trouve aujourd’hui éclaboussé par une affaire qui soulève des questions sur la gestion de fonds publics : celle du milliers de bovins importés du Brésil. Selon des sources bien informées, la société gabonaise en charge de la gestion de ce programme serait domiciliée à la Primature et dirigée en partie par le fils du Premier ministre, également conseiller de ce dernier. Une nouvelle illustration du mélange des genres qui gangrène les institutions du pays.

Tribalisme et conflits d’intérêts

La Primature semble ainsi s’enfoncer dans des pratiques opaques. Les premières nominations effectuées par Ndong Sima avaient déjà suscité des critiques, jugées empreintes d’un favoritisme ethnique flagrant. Depuis, le climat n’a guère changé : conflits d’intérêts, abus de biens sociaux, gestion clanique… autant de dérives qui contrastent avec les promesses de restauration institutionnelle brandies par les autorités au lendemain du coup d’état du 30 août 2023.

70 ans, rien à perdre

À 70 ans, Raymond Ndong Sima semble peu préoccupé par l’avenir du Gabon. La dégradation de la note souveraine par Fitch Ratings souligne pourtant la gravité de la situation : des finances publiques exsangues, une dette insoutenable, et une population au bord de l’explosion sociale. Mais plutôt que de se mobiliser face à cette crise historique, le chef du gouvernement préfère jouir des privilèges que lui confère sa fonction.

Son collègue Vice-Premier ministre en charge de la Planification semble partager la même légèreté. Dans un geste qui frise la caricature, ce dernier a utilisé les canaux de communication officiels pour souhaiter un joyeux anniversaire à Ndong Sima. Une scène digne d’un sketch, qui aurait fait rire si la situation n’était pas aussi grave.

Administration gabonaise : un Premier ministre impuissant face aux dérives

Malgré des discours empreints de fermeté et des constats accablants, l’administration gabonaise reste engluée dans ses pratiques malsaines. Ce mardi 28 janvier, Raymond Ndong Sima, Premier ministre de la Transition, a convoqué une réunion de crise avec les secrétaires généraux et inspecteurs généraux des services de l’administration gabonaise. L’objectif annoncé : remettre de l’ordre dans une administration gangrenée par la corruption, le favoritisme et le non-respect des textes. Mais à bien y regarder, ce coup de semonce, pourtant nécessaire, s’apparente davantage à une mise en scène qu’à une véritable volonté de réforme.

Lors de cette réunion, le Premier ministre n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé des pratiques qui paralysent les services publics : corruption, rétrocommissions, complaisance et inefficacité. « Vous êtes sortis du texte qui vous créent pour aller vers des pratiques qui n’ont rien à voir avec vos missions », a-t-il martelé devant les inspecteurs généraux, censés être les gardiens de la régularité. Mais derrière cette indignation, force est de constater qu’aucune sanction n’a été annoncée, aucune procédure judiciaire ouverte.

Comment comprendre ce silence juridique face à de tels dysfonctionnements ? Si le diagnostic est clair et partagé, les coupables identifiés, pourquoi le Premier ministre n’agit-il pas ? En se contentant de fixer des délais pour produire des manuels de procédure, il semble détourner l’attention des véritables responsables de ces dérives : des hauts fonctionnaires qui agissent en toute impunité.

Les promesses de réformes se multiplient depuis des années, mais les résultats tardent à se concrétiser. La réunion de ce mardi 28 janvier, pourtant présentée comme un tournant, ne fait que répéter un schéma bien connu : dénoncer sans punir. En exigeant des manuels de procédure sous 60 jours ou des rapports mensuels, le Premier ministre semble ignorer que ces documents existent déjà, mais qu’ils ne sont pas appliqués faute de volonté politique et d’intégrité.

Il est également surprenant de constater que, malgré les critiques adressées directement aux inspecteurs généraux, aucun plan précis pour lutter contre la corruption n’a été annoncé. Pire, aucun dossier n’a été transmis à la justice. Ce silence renforce un sentiment d’impunité dans les rouages de l’administration, où les mauvaises pratiques sont tolérées au détriment des citoyens.

Si l’administration gabonaise veut réellement se réformer, elle ne peut se contenter de discours et de menaces symboliques. L’impunité des acteurs corrompus doit cesser, et des sanctions exemplaires doivent être prises pour restaurer la confiance des Gabonais. La Transition, présentée comme une opportunité historique pour remettre le pays sur les rails, risque de devenir une énième occasion manquée si les véritables responsables ne sont pas traduits en justice.

Le Premier ministre peut-il ignorer plus longtemps la gravité de la situation ? Peut-il rester indifférent aux cris d’une population exaspérée par une administration inefficace et corrompue ? L’histoire jugera durement ce moment où des paroles fortes n’ont pas été suivies d’actes courageux.

Les Gabonais méritent une administration intègre et performante. Ils méritent surtout que les responsables de ces dérives soient confrontés à la justice. Car, sans cela, tous les manuels de procédure du monde ne suffiront pas à faire souffler le vent de changement tant attendu.