BIENTÔT DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR FAIRE TAIRE LES ARMES EN AFRIQUE

Julien Nkoghe Bekale, a ouvert ce lundi 13 janvier 2020, le 7ème séminaire de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS). L’Union africaine (UA) veut appliquer de nouveaux modes de règlements de conflits plus efficaces et se doter d’une position continentale harmonisée au conseil de sécurité des Nations Unies.

L’Afrique est rassemblée à Libreville du 13 au 14 janvier en vue de venir à bout des conflits armés et des crises qui paralysent plusieurs régions et communautés. A la recherche de meilleures solutions au règlement des conflits au Sud Soudan, au Darfour, en Libye, en RCA, et dans la région du Sahel, les dirigeants réunis sur la table vont débattre de plusieurs thématiques durant 48 heures dans la capitale gabonaise.

Ces règlements vont mettre un point d’honneur au sort réservé aux enfants affectés par les situations de conflits.
Il est question de mettre les Africains à l’abri de toute forme de peur avec un accent particulier auprès des enfants. Le thème de cette rencontre « Faire taire les armes en Afrique : créer un environnement favorable pour les enfants en situation de conflit armé », met les enfants au cœur des enjeux de ce séminaire de haut niveau.

« Nous voulons réaliser une Afrique exempte de conflit », a indiqué Julien Nkoghe Bekale, mettant en avant les affres subis par les enfants durant les conflits et les crises armées sur le continent. « Nous devons dépasser le cap des indignations et des émotions pour œuvrer à une mobilisation conséquente devant susciter des actions fructueuses sur le sort des enfants ».

Les enfants africains payent un lourd tribut à ces crises armées. Un cinquième des enfants présents en zone de conflit dans le monde sont Africains, soit 152 millions d’enfants. Les violences dont ils sont victimes sont nombreuses : les meurtres, la participation forcée aux hostilités, l’esclavage sexuel, les attaques contre les écoles. Des situations terribles qui ont des répercussions sur la scolarité et la santé de ces enfants censés porter l’avenir du continent. « Il existe des normes en matière de protection des droits des enfants », mais tous les Etats n’ont pas adhéré au cadre juridique. La rencontre de Libreville doit les inciter à signer leur adhésion.

Le séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique va également se pencher sur le financement des opérations de paix, le terrorisme, les changements climatiques. « L’Union africaine a une vision pour toutes ces problématiques », a assuré Julien Nkoghe Bekale.

Pamphil EBO

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