POLITIQUE :POUR MAGANGA MOUSSAVOU, BRICE LACCRUCHE VOULAIT FAIRE UN COUP D’ETAT

« Monsieur Brice Laccruche Alihanga a souhaité me donner droit à 4 milliards pour que je sois dans son camp, j’ai dit non.’ » Celui qui s’exprime ce 14 avril au micro de Radio Gabon, c’est Maganga Moussavou, ancien Vice-Président de la République, limogé en mai 2019.

Selon l’ancien Vice-président de la République, Brice Laccruche Alihanga, était à la tête d’une organisation visant à prendre le pouvoir au Gabon par la force.

Pour s’assurer du soutien du Vice-président, l’ancien directeur de cabinet va lui proposer la somme de 4 milliards de Francs FCFA, une somme qu’il dit avoir refusée par loyauté envers le chef de l’ETAT.

Une loyauté qui ne suffira pas à le maintenir en poste, en mai 2019 il est débarqué de son poste, là encore, selon Maganga Moussavou c’est la main de Brice Laccruche Alihanga qui serait derrière son éviction, à la suite de la très médiatique affaire du Kevazingogate, un scandale qui aurait été monté de toutes pièces pour avoir la peau de l’encombrant VPR.

« Pour me faire partir, on a instrumentalisé un journaliste pour dire que monsieur Maganga Moussavou était chef de gang du Kévazingo et c’est ainsi que je ne sais pas comment ça s’est passé, j’ai été limogé.»
Des déclarations que l’enquête en cours devrait infirmer ou affirmer.

Dans le cas de Brice Laccruche Alihanga, l’idée d’un plan de déstabilisation du pouvoir fait son chemin, devant les déclarations concordantes de l’ancien ministre du pétrole, Noel Mboumba, et celles aujourd’hui de l’ancien VPR Maganga Moussavou, il semblerait qu’entre janvier 2018, et octobre 2019 le Gabon a échappé à une véritable tentative de coup d’Etat orchestrée au sein même de l’appareil étatique.

Brice Laccruche Alihanga et la quasi-totalité de l’état-major de l’association des jeunes volontaires émergents (AJEV) dont il est le leader sont aujourd’hui incarcérés pour « détournement massif des fonds publics et de blanchiment des capitaux.» Ils devront probablement répondre en plus des accusations de haute trahison et tentative de coup d’Etat, avec eux, très certainement un bon nombre d’autres personnalités encore en responsabilités à ce jour.

L’opération scorpion dont les enquêtes ont été réduite au strict minimum à cause des mesures de confinement liées au coronavirus devra faire toute la lumière sur ces affaires dont les révélations ne cessent de dresser les contours d’un scandale d’état pour lequel le peuple gabonais attend des sanctions.

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