LIBREVILLE GABON (medias241.com)- La confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) a tenu ce 29 Août 2018, à son siège d’Awendjé, une conférence de presse, pour édifier l’opinion nationale et internationale sur les différentes arrestations, perpétrées au rond point de la démocratie, des leaders syndicaux.
« Les droits syndicaux qui demeurent des composants inaliénables des droits de l’homme, ont été, une fois de plus, rudement, publiquement et illégalement violés par le gouvernement gabonais, en interdisant la grande marche noire pacifique. Dynamique unitaire et d’autres centrales syndicales attestent que le ministère de l’intérieur (…) a été dûment informé de cette marche par l’exploit d’un huissier de justice », a affirmé le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire (DU), le Pr Jean Rémy Yama.
Cette conférence de presse de la confédération syndicale Dynamique unitaire et d’autres organisations syndicales qui intervient suite à la suite du refus de la tenue de cette marche noire pacifique dénommée : « Ne touche pas à mon bout de pain ». Elle précise que, la tutelle bien qu’informée, n’a jamais convoqué une rencontre avec eux pour débattre des conditions d’encadrement et de sécurisation de cette marche des agents publics de l’État sur les parcours qu’ils souhaitaient emprunter.
« Nous vous apportons ces preuves qui prouvent à suffisance que le ministre de l’intérieur a été informé de cette marche pacifique. Je cite : La tutelle qui annonçait » la non autorisation de la marche dans les médias précités, affirmait à cet instant même qu’il l’a appris par voix de presse que CSDU et compagnie se proposaient d’organiser une marche simultanément à Libreville et à l’intérieur du pays, le 28 Août 2018 (…), dès 08h. Il y a une dizaine de jours (…), il dit qu’il avait fait ajourner cette marche projetée par les mêmes regroupements syndicaux. Car, le problème posé par eux est toujours, pendant et devant la Cour constitutionnelle (CC) et les organisateurs de cette manifestation n’ont pas cru nécessaire, de saisir à nouveau les services compétents, pour l’organisation de ladite marche (…) dans un communiqué diffusé, le 28 Août 2018 (…) en sa qualité de garant des libertés individuelles et de l’ordre public », a-t-il rappelé.
«Alors que le droit de manifester est reconnu par la constitution gabonaise », DU dit ne pas comprendre le refus systématique à chaque fois qu’elle en fait la demande. Mieux, il y a « toujours » des réprimandes qui s’en suivent.
« Les policiers ne nous ont arrêté sans raison. Ils nous ont dit qu’ils nous arrêtent à cause de la marche interdite. Nous avons été libérés pour cause de leur ignorance des textes en vigueur en République gabonaise. Nous avons également des policiers qui ne maitrisent point le code pénal civil », s’est justifié le président du syndicat national des personnels de santé et assimilés (SYNAPSA), Gustave Boukoumou-Igassela.
Alors qu’ils avaient appelé à une grande marche unitaire contre l’austérité, La marche noire de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement a été une nouvelle fois empêchée par les autorités gabonaises. Après l’avoir interdit la veille, le gouvernement gabonais a déployé au rond point de la Cité de la démocratie, point de départ de cette marche, un important dispositif policier pour empêcher les fonctionnaires de s’y rassembler.

