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Reporters sans frontières : classement ou publireportage pour l’OPAM et la presse d’opposition ?

Au Gabon, le classement 2022 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF) salue les progrès en matière de liberté de la presse dans le pays, et fait sans surprises la part belle aux médias proches de l’opposition.




Un parti-pris à vomir de la part d’une organisation qui prétend défendre les droits des journalistes et le journalisme libre. Dès les premières lignes du rapport qui semble avoir été écrit dans les bureaux gabonais d’une certaine organisation patronale, le tableau est dressé. En-dehors des médias, membres de l’OPAM, une organisation proche de l’opposition, aucun autre média n’est lu au Gabon.

Pire, selon RSF, l’hebdomadaire « Le Temps » qui paraît péniblement avec des absences de plusieurs mois voir des années ferait partie des « médias privés les plus au Gabon ». Des affirmations inexactes qui feraient rire si elle ne provenaient pas d’une organisation internationale. En plus d’être sans preuves, elles semblent avoir pour objectif de masquer les progrès en matière de liberté de la presse au Gabon qui devraient être l’objet premier du rapport.

Au Gabon, la presse est un secteur miné par l’absence de déontologie et d’éthique. La conjoncture économique actuelle à vu naître de nouvelles pratiques au sein de la presse. Plusieurs médias, notamment ceux proches de l’opposition ont été accusés d’avoir touchés des centaines de millions de Francs CFA entre août 2017 et octobre 2019 afin de ne jamais écrire sur Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du Président de la République.

Effectivement durant cette période, aucun des médias dits « libres et indépendants » ne s’est risqué à l’exercice, sans doute le fait du hasard.

Il y a quelques semaines, le directeur de publication d’un média en ligne a été pris en flagrant délit de tentative d’extorsion de fonds à l’encontre du ministre du Pétrole.


Des actions rendues possibles, voire légitimés par le fait des Bilans annuels de RSF qui au lieu de s’inscrire comme une ONG responsable, en partenaire des autorités, se permet des postures politiques au profit d’une certaine ligne éditoriale anti-pouvoir.

En déclarant comme le prétend un confère de l’OPAM que la presse en ligne est « noyauté par des médias créés par le palais » RSF ou ceux qui parlent au nom de RSF, trahissent la grande fébrilité qui est la leur de ne plus faire la pluie et le beau temps par des pratiques malsaines. Par ailleurs, il serait utile que RSF définisse ce qu’est « un proche du palais », et quel est le cadre juridique enfreint qui permet une aussi haute analyse.

Toutefois, le véritable classement mondial de la liberté de presse, dépourvue des élucubrations de certains confrères est à lire ici : https://rsf.org/fr/classement

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