BTP : LES ENTREPRISES FRAUDEUSES VONT REPRENDRE LES TRAVAUX

A défaut d’une procédure judiciaire longue, coûteuse et pénible, les entreprises de BTP, contractuelles auprès de l’Etat vont reprendre les travaux d’infrastructures inachevés objets de malversations financières. C’est ce qu’a laissé entrevoir le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha lors de sa traditionnelle conférence de présence organisée la semaine dernière.

Des surfacturations avec la complicité des haut-cadres de la République, des travaux bâclés et une ardoise de la dette intérieure vertigineuse, au Gabon, la récente Task-force sur la dette intérieure a révélé des irrégularités qui laissent entrevoire des malversations financière sur les finances publiques.

D’après le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha, sur les 1100 de dette audités, il y a quelques mois, 750 milliards de francs CFA ont révélé des irrégularités dans les calculs. Ce qui a contraint l’Etat à les annuler.

“Si ces milliards ont été annulés, c’est en raison soit d’irrégularités dans l’octroi du marché, de surfacturations, d’inexécution des prestations, du non-respect du cahier des charges, etc”, a laissé entendre Jessye Ella Ekogha lors de sa conférence de presse.

Conséquence, les entreprises contractuelles de l’Etat ayant triché doivent répondre de leurs actes. Deux possibilités, selon le porte-parole de la Présidence de la République, s’offrent à ces entreprises. Soit, répondre de leurs actes devant la justice ou de conclure un arrangement amiable avec l’Etat, aboutissant à la reprise des travaux.

Certaines auraient, d’après Jessye Ella Ekogha, choisi la première option. “Sur la partie sanctions, la grande majorité des entreprises ont accepté de reprendre les chantiers pour lesquels elles ont été payées. Ce qui est beaucoup plus rapide que d’aller en justice”, a conclu le porte-parole de la présidence de la République.

Michaël Moukouangui Moukala