CNSS IMMO :  LA SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE BUDGÉTIVORE À L’EFFICACITÉ DOUTEUSE

Créée en 2015 sous Désiré LASSEGUE et mis en route par Nicole ASSELE, CNSS IMMO n’a pas fini de susciter des interrogations sur l’opportunité de son existence. Bénéficiaire en mai 2019 d’une convention de 45 milliards de francs CFA pour la construction de 1000 logements sur le site d’OKOLASSI, CNSS IMMO n’a à ce jour livré aucun des logements promis, au contraire, le chantier serait en ruine selon certains témoignages récurrents qui font état d’un pillage en règle et de la vente des parcelles par des individus douteux.

Cette convention sous la forme d’un prêt avec plus de 20 milliards de FCFA d’intérêts place la CNSS dans une situation de débit aggravée par la mauvaise gestion des deux précédentes gouvernances sans sanctions.

Le caractère inopportun de la création d’une entité dédiée au patrimoine immobilier de la CNSS avait déjà été souligné par plusieurs confrères qui s’étonnaient de l’énormité des coûts et de la pertinence d’une CNSS maître de chantier immobilier, alors que celle-ci peinait à payer les pensions retraites, ce qui rappelle l’objet de son existence.

Une question reste posée : que sont devenus les 45 milliards de la BDEAC ? Seule la Cour des comptes, ou encore les excellents agents de la direction générale de recherche en charge de la lutte contre la corruption pourraient donner un semblant de réponse.

Ce n’est pas une autre convention, elle aussi invisible entre la SOGATRA et la CNSS pour la mise à disposition d’un service de transport public dans un OKOLASSI inhabité qui va nous aider à comprendre ce qui ressemble à un énième scandale financier impuni.

Un des faits marquants de la CNSS IMMO, ces derniers mois, semble être l’organisation du nouvel an chinois dans une école privée. Tout un programme.

Si aucune information sur l’utilisation du budget n’est disponible, une chose est sûre, le chantier d’OKOLASSI n’est pas prêt de voir de le jour à moins que les administrateurs de CNSS IMMO fassent preuve de la transparence prônée par les plus hautes autorités du Gabon, et éclairent l’opinion sur le fonctionnement, les projets et l’utilisation de 45 milliards d’argent public, et l’opportunité d’une entité budgétivore « qui ne sert à rien »

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