CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE EN LUTTE POUR DEVENIR UNE INSTITUTION

Les anciens présidents du Conseil national de la jeunesse (CNJ), reçus par le ministre de la Jeunesse, Franck Nguema, ont réaffirmé cette volonté au membre du gouvernement. Joint au téléphone par Medias241, Andy Nzengui, a déclaré que le CNJ n’est qu’une association pour le moment.

Le CNJ est une structure qui a plusieurs difficultés. Pour les résoudre, certains anciens présidents de cet organe pensent qu’il faudra institutionnaliser le CNJ. « Nous avons discuté avec le ministre afin de voir dans quelle mesure le CNJ devrait se revitaliser, se redéfinir en tant qu’institution et reprendre son rôle dans le concert des nations », a déclaré Andy Nzengui, ancien président, au sortir de la réunion tenue avec le ministre le lundi 9 septembre 2019. Pour ce dernier, le CNJ reste qu’une simple association.

« Le CNJ est d’abord une volonté des Nations Unies, le Gabon a ratifié la charte Africaine de la jeunesse. A la seule différence que le Gabon qui a été l’un des premiers à ratifier cette charte, n’a pas mis les textes d’applicabilités pour que le Conseil devienne une institution à part entière. Pourtant, la politique nationale de la jeunesse donne des recommandations phares, il faut institutionnaliser le CNJ. Jusqu’à lors, le CNJ reste au stade d’une grande association. Plusieurs points ont été élagués, il y a des textes qui sont là, il y a des propositions de décrets, il suffit juste d’une décision pour que les documents qui sont au niveau du Conseil d’Etat soient appliqués et passent en Conseil des ministres pour qu’on devienne une institution », nous a spécifié Andy Nzengui.

Cette revendication avait déjà été énoncée lors de la cérémonie de clôture de la Semaine internationale de la jeunesse, le 22 août 2019, par la co-porte-parole du Parlement francophone des jeunes (PFJ), Esther Djossa. « Je voulais plaider ici ce matin pour l’institutionnalisation réelle du Conseil national de la jeunesse du Gabon et surtout nous inviter nous jeunes à travailler en sorte que le CNJG représente valablement nos contrées », avait-elle déclaré lors de son discours circonstanciel.

Au regard de cette rengaine, l’institutionnalisation semble être une solution pour redorer l’image de la CNJ, qui croule sous les dettes. En juillet 2019, à cause d’une enveloppe de 120 millions non réglée, le CNJ a été chassé de ses locaux sis au Bas de Gué-Gué.

Maxime OWONO

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