COVID-19 : NON RESPECT DES CONSIGNES DE PRÉVENTION À MONT-BOUËT, VENEZ-VOIR ET DES CHARBONNAGES

Malgré les mesures édictées par le gouvernement, plusieurs commerçants ne respectent pas certaines règles, notamment celles concernant les gestes barrières qui permettent de ne pas propager le coronavirus.

Contrevenants. Voilà comment pourraient-être qualifiés les commerçants des marchés Mont-Bouët et Venez-Voir. Au sein du plus grand marché du Gabon, beaucoup de vendeurs ne respectent pas les gestes barrières. Si la mesure de ne pas se saluer en se serrant les mains  ou se faire des embrassades est respectée, se tenir à une distance d’au moins un (1) mètre n’est clairement pas respecté. Les personnes sont exposées. A commencer par les commerçants eux-même et les citoyens qui s’y approvisionnent.

En outre, beaucoup de vendeuses de vivres ne disposent pas de gants, et encore moins de masques. Le constat est quasiment le même au marché de Venez-Voir. Ils sont peu nombreux ces commerçants qui ont pu acheter des masques et gants. Et quand ils ont la peine de les acheter, parfois ils les retirent à cause de la chaleur.

Au marché des charbonnages, les commerçants de vêtements se sont retrouvés sur leurs lieux habituels, très tôt, ce lundi 23 mars, alors que le gouvernement autorise uniquement l’ouverture des commerces alimentaires. Ils bravent ainsi la loi en étalant leurs friperies à même le sol, et en ne respectant pas les gestes barrières.  

Dans une déclaration lue ce vendredi 20 mars 2020, le ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, a annoncé la fermeture des marchés. Seuls, les magasins d’alimentation ont l’exclusivité de rester ouverts.

C’est l’occasion de rappeler qu’ils s’exposent à de lourdes sanctions. « Quiconque expose directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, est puni d’un emprisonnement de cinq ans au plus et d’une amende de 5.000.000 FCFA au plus », stipule le Code pénal gabonais, dans son article 384.

Maxime OWONO

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